Le Japon est à la traîne du G7 sur ses engagements en matière de combustibles fossiles

Akihabara News (Tokyo) – Après de nombreuses pressions des organisations environnementales et des critiques internationales, le gouvernement japonais a finalement promis le 27 mai d’éliminer le financement public direct des centrales à combustibles fossiles à l’étranger, en particulier le charbon, mais cela ne signifie pas que la nation est désormais à l’avant-garde. de faire face à la crise climatique.

La promesse du Japon est intervenue dans le cadre d’une réunion du G7 des ministres du climat, de l’énergie et de l’environnement qui se sont réunis à Berlin pour discuter de ces questions.

Le gouvernement a poursuivi par des actions pratiques le 22 juin en annonçant qu’il retirait le financement de la centrale au charbon d’Indramayu en Indonésie et de la centrale de Matarbari au Bangladesh.

Les écologistes soulignent cependant qu’aucune date cible pour l’élimination du charbon domestique n’a été fournie par les ministres du G7, y compris les représentants du Japon, jetant un doute sur le sérieux de leur engagement.

Dans le cadre du plan stratégique énergétique actuel, publié en octobre 2021, le Japon a l’intention d’utiliser le charbon pour 19 % de son énergie domestique à la fin de cette décennie.

Les ministres du G7 se sont également engagés à décarboniser « principalement » leurs secteurs de l’électricité d’ici 2035, un moyen crucial pour maintenir les objectifs de l’Accord de Paris, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Néanmoins, comme l’a souligné dans un récent briefing pour les journalistes Dave Jones, responsable du programme mondial chez Ember, un groupe de réflexion mondial sur l’énergie, même le terme « principalement » offre aux nations une marge de manœuvre substantielle pour éviter des engagements précis.

Alors que l’AIE considère le terme « principalement » comme indiquant l’utilisation d’environ 98 % d’énergie propre, le ministère japonais de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie a déclaré que sa propre interprétation du terme signifie rien de plus que 50 %.

Cela suggère qu’en dépit de la démonstration d’unité des ministres du G7, les engagements climatiques du Japon restent loin derrière ceux des autres économies avancées.

Selon les plans nationaux actuels, le Japon a l’intention d’utiliser des combustibles fossiles pour environ 42 % de son mix énergétique en 2030.

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