Yamaha et Honda s’associent à l’échange de batteries

Akihabara News (Tokyo) – Yamaha Motor et Honda Motor se sont mis d’accord avec les firmes européennes KTM et Piaggio pour lancer un “Consortium des batteries échangeables pour les motos et les véhicules électriques légers”.

Le développement des piles échangeables vise à assurer un avenir plus vert. Cette technique a été mise en œuvre en Inde et dans certains pays européens. En Inde, l’échange de piles connaît déjà un grand succès, le marché devant atteindre 6,1 millions de dollars US d’ici 2030.

Cette technologie est adoptée plus rapidement par les véhicules à deux et trois roues. Grâce à l’échange de batteries, les vélos et les scooters peuvent être rechargés sur place sans attendre. Dans le passé, ces véhicules légers devaient souvent être transportés vers des installations de recharge par des camions à combustion.

Cette technologie est une alternative plus pratique que les stations de recharge traditionnelles qui peuvent prendre entre deux et six heures pour une charge complète. Il faut environ quatre-vingt-dix secondes pour remplacer une batterie.

Les batteries sont exposées plutôt qu’internes, ce qui permet une surveillance constante et un entretien plus facile.

L’échange des batteries permet également de réduire les coûts du transport électrique. En général, l’élément le plus coûteux d’un véhicule est la batterie. Avec l’échange, les batteries appartiennent aux opérateurs d’énergie plutôt qu’au propriétaire du véhicule. La baisse des coûts permettra à un plus grand nombre de personnes de passer à des moyens de transport propres.

Yamaha et Honda, ainsi que le constructeur automobile italien Piaggio et l’autrichien KTM, croient en la promesse de l’échange de batteries comme stratégie pour faciliter l’utilisation généralisée des véhicules électriques.

Le consortium se concentre sur la définition de normes internationales en matière d’échange de batteries entre les véhicules de la catégorie L. tels que les cyclomoteurs, les motocyclettes, les tricycles et les quadricycles. Pour ce faire, il entend travailler en étroite collaboration avec les parties prenantes et les régulateurs internationaux.

Selon Takuya Kinoshita, directeur exécutif de Yamaha, “les spécifications techniques et les normes qui diffèrent actuellement en fonction des caractéristiques régionales ou de l’état de l’industrie sur les différents marchés seront unifiées”.