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Installation agricole: Maud Duhoux a franchi le pas – Loudéac

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À 37 ans, Maud Duhoux a troqué son statut de salariée contre celui de chef d’exploitation. Il y a dix mois, la jeune femme s’est installée comme éleveuse de volaille à Guerbourbon, à Quillio.

Maud Duhoux a toujours voulu travailler avec les animaux: « Je me sens bien avec eux, ça me détend ». Titulaire d’un bac professionnel en Comportement et Gestion Agricole (CGEA), option équine, la jeune Rennes a souhaité travailler dans le monde équestre, une de ses passions. Après quelques mois dans la profession, elle avait rattrapé les réalités du monde du travail.

Lorsque Maud Duhoux est arrivée à Saint-Caradec par amour il y a quinze ans, il s’est vite rendu compte que la Bretagne centrale n’était pas envahie par l’élevage de chevaux. «Vous deviez travailler. Je n’ai pas pu trouver le cheval dans le champ », se souvient-elle. Pragmatiquement, elle a changé de direction en devenant salariée d’une entreprise spécialisée dans les interventions avicoles. Un travail qui l’a fait rayonner dans tout l’Occident. Mais «dix ans sur la route, c’est épuisant». Surtout si vous êtes mère de deux filles, maintenant âgées de 12 et 7 ans.

Il y a eu quelques nuits où je n’ai pas bien dormi. J’étais pris de doute

Une installation non planifiée

Toujours pragmatique, Maud Duhoux a dévié de son chemin, sans changer complètement de parcours, en devenant salariée dans une ferme avicole, à Quillio. Mais dans ses projets, la jeune femme n’avait aucune intention de devenir agricultrice. Un coup de main du destin l’a incitée à faire cela. « C’est un pur hasard. Je ne pensais pas m’installer du tout. Je connaissais la ferme et l’ancien propriétaire. Quand j’ai découvert qu’il vendait, c’était l’occasion de franchir le pas. »

En octobre 2019, le nouvel éleveur a repris la tête d’EARL Guerbourbon à Quillio. Un ancien élevage de poules pondeuses qu’elle a transformé en élevage de poulets de chair (poulets et dindes). Un changement de vie professionnelle, source d’insomnies au départ. «Il y a eu quelques nuits où je n’ai pas bien dormi. J’ai douté. Travailler avec des animaux, c’est bien, mais je me demandais si je pouvais diriger une entreprise », se souvient-elle.

Un éleveur en bonne position

Cependant, avec treize ans d’expérience dans l’aviculture, Maud Duhoux n’a pas complètement sauté dans l’inconnu. Déterminée, l’éleveuse a vite trouvé sa marque. Et dix mois après ses débuts, le fermier ne montre aucun regret. « On n’est pas trop mal. Tant que ça dure », lança-t-elle avec un petit sourire avant de se souvenir, « ça fait à peine un an, il y a toujours des choses à réviser et le travail n’est pas fini. être meilleur « .

Eh bien, dans ses bottes, debout dans ses bottes, l’éleveuse de volaille aime travailler pour elle-même, gérer son emploi du temps et être avec ses filles. Le lourd investissement financier dans l’opération (achat de la ferme, travaux d’aménagement des bâtiments, équipements, etc.) montre sa confiance dans l’avenir. Un avenir qui, elle le sait, sera lié aux consommateurs pour qui, dit-elle, «la demande est exigeante, il faut voir comment cela va évoluer dans le temps».