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Aide financière pour inciter les médecins à s’installer

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La découverte

Sur la période 2020-2030, soixante médecins généralistes et soixante spécialistes devront être recrutés pour couvrir les besoins de la région Porte de France-Thionville. Les chiffres ne sortent pas de nulle part, ils ont été préparés selon des projections basées sur les départs à la retraite ultérieurs de médecins et l’évolution de la population du secteur.

La difficulté

«Il faut intéresser les jeunes médecins, leur donner envie de venir s’installer ici», note Jean-Christophe Hamelin-Boyer, conseiller municipal en charge des problèmes de santé dans la région de Thionville. Et il y a clairement du travail à faire pour atteindre l’objectif. Parce que l’offre est déjà insuffisante.

Au cours des trois dernières années, trois nouveaux médecins généralistes et deux ophtalmologistes ont accroché leurs plaques. Pas assez pour compenser les pertes de l’industrie. Les besoins les plus pressants aujourd’hui sont en dermatologie, obstétrique et gynécologie et ophtalmologie.

La solution envisagée

La communauté urbaine vient de voter l’allocation d’une enveloppe de 100 000 € HT de son budget 2020 pour soutenir l’installation de médecins (dans la limite de 20 000 € par candidat). L’initiative n’est pas nouvelle. Il s’inscrit dans un contrat de santé local de trois ans (2019-2021).

L’année dernière, le même salon n’a pas suscité l’enthousiasme souhaité. Seul un professionnel a formulé et obtenu cette aide. «Un médecin urgentiste va s’installer avec une équipe paramédicale dans les anciens locaux de Médinf à la clinique Ambroise-Paré à Thionville. Covid l’a laissé derrière, mais les consultations commenceront cette année», explique Jean-Christophe Hamelin-Boyer. .

La limitation

Pour l’heure, le soutien financier de la communauté urbaine est soumis à des critères spécifiques. Il doit être réservé à l’achat de matériel médical ou informatique lié à l’activité. Il ne concerne que les premières installations.

Les spécialistes intéressés sont libres de pratiquer où ils le souhaitent. En revanche, les médecins généralistes doivent respecter un périmètre géographique et s’installer dans les zones stressées par l’agglomération, également identifiées par le Service régional de santé (ARS): Veymerange, quartier Côte-des-Roses à Thionville, Garche-Koeking, quartier des Terrasses -des-comtés de Yutz, communes de Terville, Fontoy et Illange.

Amélioration possible

L’installation dans des zones prédéfinies est un obstacle pour certains praticiens. Et l’argent ne changerait rien à cela. La preuve: « Il y a des installations mais pas sur les secteurs imposés », admet Jean-Christophe Hamelin-Boyer. Reste à savoir si l’agglomération accepte d’assouplir le critère géographique.