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La convention sur les pires formes de travail des enfants a finalement été adoptée à l’unanimité … après 21 ans

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C’est historique. Avec la ratification mardi par le Royaume des Tonga, la Convention 182 sur les pires formes de travail des enfants est devenue la première convention de l’Organisation internationale du travail (OIT) à être signée par l’ensemble de ses 187 États et territoires membres. . Un processus qui a duré … vingt et un ans!

Cette convention, adoptée par la Conférence générale de l’OIT en juin 1999, oblige les signataires à « prendre des mesures immédiates et efficaces pour faire en sorte que les pires formes de travail des enfants soient interdites et éliminées de toute urgence« . Le « les pires formes« Surtout la couverture »toutes formes d’esclavage ou pratiques similaires»Comme le trafic d’enfants ou l’esclavage pour dettes; la prostitution des enfants ou leur utilisation pour produire du matériel ou des spectacles pornographiques; l’utilisation d’enfants dans des activités illégales, notamment « production et trafic de drogueOu dans les conflits armés; ou même le « ça marche […] susceptibles de nuire à la santé, à la sécurité ou au moral de l’enfant« .

Les membres de l’OIT qui ratifient la convention doivent surveiller, prévenir, punir les coupables et admettre les victimes de réintégration dans la société, les superviser et les éduquer contre ces actes répréhensibles. Ils devraient aussi « prendre en compte la situation particulière des filles« .

21 ans pour une adoption mondiale

Cette convention a été progressivement ratifiée par tous les membres de l’OIT depuis son entrée en vigueur en novembre 2000. Paris l’a ratifiée en septembre 2001, après d’autres Etats comme le Vietnam et les Etats-Unis, l’Ukraine, la Turquie ou le Yémen. Rome l’a signée en juin 2000, Berlin en avril 2002 et Londres en mars 2000. Les derniers signataires étaient Tuvalu en juin 2019, quelques mois après Palau, la Somalie en mars 2014 et l’Inde en juin 2017. En 2020, le seul le Royaume des Tonga ne l’a pas fait, ce qu’il a ratifié mardi, plus de 20 ans après son approbation par l’OIT. Notez cependant que les membres de l’OIT ne couvrent pas tous les pays de la planète: la Corée du Nord n’en fait pas partie, comme le sont Monaco, Andorre ou le Bhoutan.

Pour le Directeur général du BIT, Guy Rider, Ratification par tous les États « signifie que tous les enfants bénéficient désormais d’une protection juridique contre les pires formes de travail des enfants. Il reflète un engagement mondial selon lequel les pires formes de travail des enfants sont […] n’ont pas de place dans notre société« . La secrétaire générale de la Fédération syndicale internationale (CSI), Sharan Burrow, estime que « le travail des enfants est une grave violation des droits fondamentaux et il incombe aux électeurs de l’OIT et à la communauté internationale de veiller à ce que cette convention soit pleinement mise en œuvre« dans les faits.

Les effets de Covid-19 pourraient inverser seize ans de progrès

Dans un communiqué, l’OIT a déclaré qu’il y avait environ 152 millions d’enfants dans le monde, dont 73 millions travaillent à des travaux dangereux. Près des trois quarts de ces enfants travaillent dans les champs pour aider leurs parents, dans des conditions souvent caractérisées par la pauvreté. L’organisation estime que la prévention du travail des enfants «diminué de près de 40%« Entre 2000 et 2016, mais ça »les progrès sont au point mort ces dernières années, en particulier dans la tranche d’âge la plus jeune (5 à 11 ans) et dans certaines zones géographiques« .

En outre, l’OIT craint que l’épidémie de Covid-19 et ses explosions économiques « ne pas annulerComplètement les progrès qui ont été réalisés ces dernières années. Ces événements peuvent ‘conduire à plus de travail des enfants pour la première fois en vingt ansElle est inquiète. C’est une très mauvaise nouvelle, car 2021 sera l’année internationale de l’élimination du travail des enfants.