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Casino: comptes publiés

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(Boursier.com) – Au deuxième trimestre 2020, la cession du Groupe Casino atteint 7 846 ME, en baisse de 7,5% au total. Les effets de change et de carburant sur la période ont eu un effet défavorable de respectivement -13,1% et -2,9%. L’effet calendaire est de -0,4%. La croissance comparable du Groupe est de + 10,4%, portée par une activité dynamique en France et en Amérique latine, dans un contexte de crise sanitaire sans précédent.

En France, le chiffre d’affaires total a été impacté par une baisse des ventes d’essence (-157 ME ou -4,1 points) et par l’impact du plan Rocade dans les hypermarchés et supermarchés. La croissance comparable est de + 6% sur le trimestre, portée par les formats urbains et de proximité à deux chiffres (Franprix, Supermarchés et Proximité) et le e-commerce à trois chiffres. Les ventes de Monoprix poursuivent leur croissance (+ 7,6% à périmètre constant) et renouent avec une dynamique dans le non alimentaire à partir de mi-mai. Cdiscount a réalisé une croissance organique de son chiffre d’affaires de + 24,8%, malgré le retard des ventes à mi-juillet, porté par le marché et les ventes directes. Le marché a progressé de + 39% ce trimestre et atteint une part de 46,3% du GMV (+6,2 points).

Le nombre de nouveaux clients pour le trimestre était de 1 million avec 25 millions de visiteurs uniques en mai. Le GMV international a doublé au cours du trimestre avec une plate-forme de 88 sites dans 25 pays. En Amérique latine (GPA Food et Éxito), les ventes progressent de + 12,5% à périmètre constant et de + 17,3% en organique. Le chiffre d’affaires total a été impacté par un fort effet de change défavorable de -28,2%. Ce trimestre, les ventes en Amérique latine sont tirées par le succès de la stratégie de redressement de Multivarejo avec une croissance comparable de + 15,8% et par la poursuite des excellentes performances d’Assaí avec une croissance de + 26,4% en organique. Éxito a bien performé avec une croissance comparable de + 6% malgré les restrictions de voyage en Colombie.

Résultats du premier semestre

Au S1 2020, le chiffre d’affaires consolidé du Groupe atteint 16.140 ME, soit une variation de -4,2% au total, une progression de + 9,4% en organique et de + 8,4% à périmètre constant. En France, les ventes semestrielles progressent de + 6% à données comparables, tirées par les formats urbains et de proximité.
Le commerce électronique (Cdiscount) a enregistré une augmentation de 12% de son volume d’affaires, portée par la contribution croissante du marché et des services B2C. Cdiscount a affiché une croissance continue depuis la fin du confinement, confirmant la tendance. Les ventes en Amérique latine progressent de + 15,7% en organique et de + 10,5% en comparable, portées par la très bonne performance d’Assaí et la reprise de l’activité de Multivarejo.

L’EBITDA du Groupe atteint 1 066 ME, + 4% hors effet de change. En France, la marge d’EBITDA avant distribution progresse de +9 points de base à 7,2%. Les plans d’épargne et le plan rocade se sont traduits par des économies de +40 ME, soit une amélioration permanente du taux de dépenses de +50 points de base.
La crise sanitaire a provoqué un effet d’activité de +80 ME, qui a été plus que compensé par des surcoûts temporaires liés aux mesures d’urgence pour sécuriser la population dans des conditions dégradées (coûts logistiques: -27 ME, renforcement du personnel: -28 ME) et à notre protéger nos collaborateurs et nos clients (sécurité, équipement de protection, nettoyage: -38 ME).
A ces effets opérationnels de -13 ME s’ajoute la prime salariale exceptionnelle de -37 ME, portant l’impact net de la crise sanitaire au S1 2020 à -50 ME. Cdiscount enregistre une progression de l’EBITDA de +30 ME, soit une marge d’EBITDA de 4,5% (+302 points de base), avec une progression de la marge brute de + 2,8 points, grâce au déplacement du mix produits vers des ventes à forte marge et achats répétés (bricolage, jardin, sports, produits du quotidien). L’EBITDA d’Amérique latine a progressé de + 9,9% hors effets de change. Pour GPA, l’EBITDA progresse de + 10,9% hors effet de change du fait de l’amélioration de la rentabilité d’Assai. Pour Grupo Éxito, l’EBITDA augmente de + 7,3% hors effet de change.

Le Groupe ROC s’élève à 386 ME. Le ROC est impacté par des surcoûts exceptionnels liés au Covid-19 (dont -47 ME de bonus exceptionnels pour les salariés du Groupe) et un effet de change de -55 ME. Hors primes exceptionnelles aux salariés, le résultat opérationnel du Groupe progresse de + 7% à taux de change constants. En France, le résultat opérationnel avant distribution s’élève à 148 millions de ME et augmente de + 2% hors primes de personnel exceptionnelles.

Le résultat financier normalisé du premier semestre s’établit à -378 ME contre -341 ME au S1 2019. Les charges financières augmentent après le refinancement au S2 2019 en France, sous l’effet de la réduction de la dette brute liée aux désinvestissements 2020 déjà signé pas encore reflété.

Le résultat net consolidé s’établit cette année à -445 ME, contre -226 ME au S1 2019. Le résultat net des activités poursuivies s’établit à -287 ME, principalement en raison de -249 ME de charges exceptionnelles, principalement sans trésorerie. Le résultat net des activités abandonnées s’établit à -158 ME, principalement en raison du déstockage.

Situation financière au 30 juin 2020

Le cash flow libre pour la France avant le plan de déménagement et le plan Rocade s’élève à -40 ME au S1 2020, reflétant la saisonnalité habituelle avec une hausse de +140 ME par rapport au S1 2019. L’évolution des BFR s’améliore de +137 ME ce semestre par rapport au S1 2019, porté par la dynamique commerciale et les plans d’actions. Les investissements (coûts d’investissement bruts) ont diminué de -14% sur la période. En France, la dette financière nette a légèrement baissé sur 12 mois consécutifs après la réintégration de 555 ME, correspondant au remboursement de Ségisor (environ 200 ME) et au règlement du TRS et du GPA à terme (357 ME).

En France, le Groupe a généré 507 millions d’euros de cash flow libre opérationnel, soit 254 millions d’euros après frais financiers et dividendes, et a perçu 469 millions d’euros de chiffre d’affaires de désinvestissement. La dette financière nette de Casino en France au 30 juin 2020 est de 2,8 milliards d’euros, contre 2,9 milliards d’euros au 30 juin 2019. La dette financière nette du e-commerce est quasiment stable. La dette de Latam augmente de 187 millions d’euros liée à l’opération de simplification de la structure du Groupe en Amérique latine. L’endettement financier net du groupe Casino au 30 juin 2020 est de 4,8 milliards d’euros, contre 4,7 milliards d’euros au 30 juin 2019. En France, au 30 juin 2020, Casino dispose de 3,2 milliards d’euros de trésorerie, soit à partir d’une position un cash flow brut de 913 millions d’euros et des lignes de crédit confirmées non tirées de 2,3 milliards d’euros. Par ailleurs, le Groupe dispose d’un montant de 186 ME sur un compte de rachat d’obligations séquestres.

Au 30 juin 2020, dans le cadre de «France Retail + E-commerce», les covenants ont été respectés. Le ratio dette brute / EBITDA ajusté est de 6,62x, inférieur au plafond de 7,50x, soit avec une marge de manœuvre de 764 ME sur la dette brute. Le ratio EBITDA ajusté / coût financier net est de 3,76x, au-dessus du seuil de 2,25x, soit 350 ME de marge de manœuvre sur l’EBITDA.

Perspectives S2 2020

Les priorités du Groupe en France pour le semestre sont:
-La croissance de l’activité portée par le E-commerce alimentaire et Cdiscount, l’expansion dans des formats dynamiques et le dynamisme commercial des marques
-L’augmentation continue de la rentabilité due à l’augmentation des plans d’épargne actuels et à la croissance de nouvelles activités (énergie et data)
-Getting cash avec des efforts continus pour réduire les stocks et contrôler les coûts d’investissement
– La réduction de la dette brute avec l’affectation de tous les produits du plan de désinvestissement à la réduction de la dette, et la poursuite du plan de désinvestissement de 4,5 milliards d’euros d’actifs non stratégiques.

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