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Avec l’augmentation des plans d’incitation, les risques de corruption augmentent

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La libération urgente de fonds massifs pour faire face aux conséquences économiques et sociales de la crise des coronavirus est associée à des inquiétudes: et si la corruption s’aggrave grâce à ces distributions de liquidités … Aucun pays ne le fait. échappe à cette inquiétude.

En juin, le ministre de la Santé Obadiah Moyo a démissionné au Zimbabwe. Il est accusé d’avoir favorisé un intermédiaire établi en Hongrie dans un marché public d’achat de matériel médical et de tests de dépistage Covid-19. Au Brésil, les forces de l’ordre enquêtent sur plusieurs politiciens, y compris des gouverneurs d’État, pour détournement de fonds destinés à acheter du matériel médical tel que du matériel de respiration artificielle. En Italie, le coordinateur de la lutte contre l’épidémie de coronavirus en Sicile a été arrêté pour corruption présumée. Parfois, il ne s’agit pas d’un détournement de fonds, mais d’une simple fraude, comme au Bangladesh, où une clinique a vendu de faux certificats de test Covid-19 à des migrants avant de retourner travailler à l’étranger.

De nombreuses occasions

« Dans le domaine de la santé, les risques de corruption sont particulièrement élevés en raison du rôle du gouvernement », expliquent Sam Eastwood et Paul Whitfield-Jones, avocats spécialisés dans la conformité anti-corruption des entreprises du cabinet anglo-saxon Mayer Brown. Selon l’ONG Transparency International, 500 milliards de dollars (431,8 milliards d’euros) sont détournés du secteur de la santé chaque année.

Un montant susceptible d’être beaucoup plus élevé en 2020 avec l’augmentation des coûts depuis le début de la pandémie Covid-19. Il existe de nombreuses options de corruption entre l’achat de matériel médical par les autorités sanitaires et leur autorisation. «Au cours de cette crise, plusieurs intermédiaires sont apparus pour faciliter les approvisionnements, explique Nadège Buquet, représentante générale de l’ONG Transparency International en France, ce qui augmente le risque de détournement de fonds. « 

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A cela s’ajoute un assouplissement des contrôles et des réglementations sur les marchés publics. Le secteur de la santé n’est pas le seul touché. En mai, les sénateurs de La République et des Marches ont rédigé un amendement portant le seuil des marchés publics de 40 000 euros à 100 000 euros pour accélérer la relance des activités. La proposition – qui ne relève pas de la compétence du Parlement – a finalement été retirée.

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