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La caméra piétonne, symbole du fossé entre police et nation

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Depuis près de 15 ans, l’achat de caméras pour piétons à l’ensemble de la police est une promesse présidentielle ou ministérielle. Symbole de la brèche entre la nation et sa police, qui devrait être leur bouclier, la caméra piétonne devrait être généralisée d’ici la fin du quinquennat.

Une fausse bonne idée?

« Rétablir la confiance entre la population et la police »Emmanuel Macron l’a confirmé au groupe de journalistes qui l’a interrogé. Après plusieurs années d’humiliation, point culminant des propos de Christophe Castaner sur les manifestations antiracistes, il était temps pour le président de la République de rendre justice à la police. « Généralement une bonne chose et pas fondamentalement contre cette idée », a déclaré Grégory Joron, secrétaire général adjoint du syndicat de l’unité SGP Police-FO. «Il est clair que nous avons de nombreuses questions et que nous remplirons notre rôle de syndicat dans ce domaine. « 

Quel genre de matériel déjà? Les dernières revues ont montré que les 10 000 caméras déjà présentes dans les unités étaient de mauvaise qualité. Images médiocres, autonomie médiocre et limitée, le fournisseur n’a pas fait ses preuves, au grand dam des forces de l’ordre accusées à tort de racisme systémique. Les caméras sont fabriquées en Chine. Coïncidence?

La question doctrinale fait également l’objet de critiques. «De nombreux policiers doivent prendre des décisions en une fraction de seconde qui auront un impact majeur sur leur vie ou celle des autres. Donc, si nous les confondons avec allumer une caméra … Cela ne devrait pas être un fardeau supplémentaire », dit la courageuse collègue de Linda Kebbab, sans une pointe de réalisme. La promesse sera « Extrêmement coûteux », le policier est concerné.

De plus, le syndicaliste craint que cette annonce évite d’autres problèmes matériels et logistiques. «Comme presque la généralisation des caméras. «  Voilà comment il appelle les lacunes « Gilets et valises tactiques suisses » ou le remplacement des lampes de poche pour les opérations nocturnes. « Des choses assez pratiques que nous attendons depuis un moment et que nous ne voyons pas venir », Crie Grégory Joron. «Il serait très peu pratique de nous équiper de caméras piétons et par contre les collègues sur le terrain ne voient pas l’arrivée de matériel qui améliore leurs actions quotidiennes», il ajoute la solidarité avec ses camarades.

Pour le « 60 000 ou 70 000 policiers sur le terrain », il semble que la généralisation n’aille pas aussi vite que le gouvernement le prévoyait. « Nous voulons que le processus n’aille pas trop vite, afin que le ministère de l’Intérieur ne prenne pas les appels d’offres les plus chers et les moins bons », explique le syndicaliste qui le demande «Une consultation et un enseignement discuté. «  « Nous devons éviter à tout prix de conduire à quelque chose de contre-productif », conclut l’ancien CRS.

Symptôme de méfiance …

« Un outil de travail intéressant », du côté du syndicat de la police de l’UNSA. « Depuis plusieurs années, les propos de la police sont systématiquement remis en question », explique Thierry Clair, secrétaire national de la police de l’UNSA Valeurs actuelles. « La caméra pourra démontrer la difficulté des interventions avec du son et des images et mettre fin aux accusations infondées », se réjouit le policier.

La généralisation des caméras piétons interroge le lien entre la police et la nation. Une relation de confiance brisée par des décennies de laxisme et de propagande anti-flic. Les policiers sont constamment exposés dans les manifestations qu’ils accompagnent, sans jamais pouvoir se défendre. Les images d’attaques de policiers ou de gendarmes se multiplient et témoignent d’un climat dommageable. La caméra piétonne apparaît donc comme la dernière chance. « Les propos de la police sont malheureusement de peu de valeur tout en protégeant la population et en assurant l’ordre public », Thierry Clair désespère.

«Comme pour toute entreprise, il peut y avoir des excès, mais les excès sont marginaux. «  Rien de justifié «Rendre la marginalité générale. «  « Cette volonté gouvernementale de généraliser la caméra est un signe de la dégradation du statut social du policier dans la société », dit le syndicaliste, conscient de la persistance de cette situation dramatique. «Ce développement de la police n’est pas propre à notre pays. Cet outil pourrait nous permettre d’utiliser des éléments pleinement objectifs « , le représentant du Syndicat de la police de l’UNSA est timide.

La généralisation de la caméra piétonne n’est pas une si bonne nouvelle de la réalité, disent les syndicats de police. Cela sonne aussi comme un dernier recours dans une société où la parole de ses forces de sécurité, garantes de l’Etat de droit et de la sécurité, est constamment contestée par des minorités incendiaires qui visent à renverser l’ordre public.