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Le commerce électronique a-t-il sauvé la vie pendant la crise?

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Par Olivier Clémence.

Alors que l’économie mondiale a ralenti pendant la pandémie de COVID-19, le commerce électronique est devenu une solution alternative de consommation plus sûre et plus accessible.

Le commerce électronique pendant la crise: une situation mitigée

La décision gouvernementale du 14 mars 2020 a mis un frein à la consommation dans tout le pays.

Ce n’était plus possible dans la plupart des magasins physiques. Seuls les besoins de base étaient encore accessibles sous certaines conditions. Les contrôles imposés pour lutter contre l’épidémie ont conduit à la fermeture temporaire de certaines entreprises, notamment dans le commerce alimentaire. Mais les dépanneurs ne sont pas les seuls à être touchés.

Selon une étude FEVAD, la baisse des revenus a atteint 76% pour certains magasins en ligne fin mars. La mode et les vêtements ont été les plus durement touchés.

Cependant, la même enquête montre que 94% des sites de commerce électronique sont restés ouverts. Et certains ont signalé une augmentation des ventes de 18%.

Cette augmentation concerne principalement les produits alimentaires, téléphoniques, informatiques, culturels et éducatifs.

Malgré des difficultés de livraison pour 40% des entreprises et des délais de livraison allongés pour 85% d’entre elles, certaines ont réussi à faire les choses correctement.

Le baromètre COVID-19 de Kantar rapporte que 9% des consommateurs ont commencé à acheter plus en ligne qu’auparavant. Et six personnes sur dix pensent continuer à utiliser le commerce électronique après la crise.

La croissance du e-commerce pourrait donc se poursuivre alors que les habitudes d’achat semblent avoir évolué.

Au plus fort de la pandémie, les articles essentiels ont continué d’être achetés en ligne. Mais les ventes d’autres articles devraient reprendre après la crise, à condition que les entreprises soient prêtes.

Comment le commerce électronique peut-il faire face à la crise sanitaire?

Si certaines entreprises électroniques ont vu leurs ventes augmenter pendant le verrouillage, c’est parce qu’elles étaient prêtes pour une telle situation.

Être prêt signifie, entre autres, être organisé de manière à ce que les produits soient visibles par ceux des concurrents. C’est la seule solution pour économiser, au moins en partie, les ventes extraordinaires de cette année.

Et cela inclut des références naturelles. Les références naturelles vous permettent de placer vos pages en haut des résultats des moteurs de recherche. C’est l’une des meilleures solutions en temps de crise, surtout si elle est introduite en amont. Cela ne prend donc ni temps ni investissement urgent, puisque le travail est préparé.

Et c’est à Google que les consommateurs se tournent pour trouver une solution lorsqu’ils rencontrent un problème.

L’enquête Kantar a également révélé que jusqu’à 40% des produits en ligne sont incorrectement marqués comme étant en rupture de stock. En d’autres termes, il est important de prendre soin de votre inventaire.

La diminution de l’activité associée au coronavirus leur a permis d’avoir plus de temps malgré eux. C’est le moment idéal pour consulter votre offre numérique. Peut-être l’aviez-vous mis de côté par manque de temps? Voici l’occasion de (re) découvrir quelques canaux de distribution.

Mais en temps de crise, le e-commerce est plus que jamais soumis à des restrictions.

Par exemple, la fiabilité et la disponibilité des transports doivent être prises en compte malgré les limites.

Par exemple, un tiers du commerce électronique (source FEVAD) proposait des frais de livraison gratuits ou réduits lors de la livraison à domicile pour la livraison à domicile. Les ajustements ont été importants pour les livraisons: mouvements de barrières, optimisation des colis pour s’insérer dans des caisses standardisées, livraison sans signature …

De nombreux e-commerçants ont exceptionnellement prolongé le temps d’attente en l’étendant à 30 ou 60 jours. L’objectif était de surmonter la difficulté de retour des achats, due à la fermeture des points relais.

Enfin, notons que la France est l’un des rares pays d’Europe, avec la Belgique, l’Espagne et l’Italie, dont le gouvernement a publié un guide de bonnes pratiques pour le secteur du e-commerce.

Comment les initiatives de solidarité ont promu le commerce électronique

Outre les mesures prises par les e-commerçants eux-mêmes, une vague de solidarité a été émise lors de l’enfermement par différents acteurs: plateformes de livraison partagées, rampes piétonnes, etc.

La Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Hérault a préparé un plan des commerces ouverts pendant les restrictions.

Avec le CMS e-commerce Prestashop, la communauté Friends Of Presta a développé des boutiques en ligne gratuites pour les TPE (boulangeries, épiceries fines, traiteurs, etc.).

Ces sites peuvent être conçus en 24 à 48 heures, avec hébergement, paiement en ligne, modes d’expédition, collecte locale et soutien bénévole.

De même, la French Tech, mouvement startup français, a réussi à mobiliser plus de 300 entreprises pour proposer aux commerçants des offres gratuites ou préférentielles. Cela inclut la création de site internet, la mise en place de solutions de paiement ou de livraison, l’accès aux marketplaces …

La plateforme STOPCOVID19 est conçue par la société Mirakl. Il permet aux producteurs et fabricants, à l’exception des agents de santé, de doter ces derniers d’équipements de protection. Par exemple, un million de litres de gel hydroalcoolique et 17 millions de masques ont été donnés ou vendus sur le site.

Comme vous l’avez vu, la catastrophe économique de la crise sanitaire a été l’occasion pour certaines e-sociétés de faire une offre numérique qui attendait trop longtemps.

Même si les résultats sont mitigés et les dégâts indéniables, le coronavirus a eu le mérite de changer les habitudes de consommation. Et ces nouvelles habitudes, qui favorisent le commerce électronique, ont tendance à durer.