Vincent Niorthe: “La musique n’a pas de limites, elle est universelle”

L’été promet d’être vivant avec la maison Afro Latino animée du DJ Vincent Niorthe. La région bordelaise n’a pas encore fini de révéler ses talents; rencontrez ce bon vivant qui nous donne le plaisir de répondre à nos questions aujourd’hui.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots?

Je m’appelle Vincent Niorthe, j’ai 32 ans, je suis né et j’ai grandi dans le bassin d’Arcachon, on peut donc dire que je suis un pur produit ici.
J’ai rencontré ma femme au lycée, nous nous sommes mariés et avons fondé notre famille. Concernant ma carrière professionnelle, j’ai étudié à Bordeaux pour obtenir une licence en domotique et électroménager. Après cela, j’ai travaillé dans des entreprises spécialisées dans la production de pièces et accessoires informatiques avec des postes à responsabilité à l’étranger.

Comment êtes-vous devenu DJ?

J’y suis tombé très tôt, vers l’âge de 14 ans.
Au milieu de la nuit, j’ai de la famille à Marbella et Malaga en Espagne, c’est mon oncle qui m’a expliqué les bases du DJing. J’y ai vite pris goût et c’est devenu ma passion.

Pourquoi avez-vous choisi la musique comme discipline artistique?

J’ai choisi cette discipline à cause du pouvoir de la musique. Quel que soit le style, une bonne chanson créera l’ambiance, fera bouger les gens et transmettra des émotions indépendamment de la couleur de la peau ou du fond. La musique ne connaît pas de frontières, elle est universelle.

Vincent Niorthe © titi

Quelles sont tes influences artistiques?

Quand ma mère est née en Andalousie, j’ai grandi avec le son et le rythme du flamenco. Les groupes utilisent beaucoup le Cajón, un instrument à percussion. D’un autre côté, mon père écoutait beaucoup le jazz et le blues. Le style ‘afro’ est à la base de toute musique: jazz, disco, funk, rap, hip hop, etc. L’Afro house est donc la synthèse de mes influences et je l’aime beaucoup car c’est un style musical à base de percussions. Que vous écoutiez “JUL” ou Laurent Voulzy, vous pouvez dire que la maison Afro met tout le monde d’accord.

Vous faites une maison afro / latino, comment avez-vous trouvé votre style?

Quand j’étais jeune, j’ai tout de suite raccroché sur le label de Bob Sinclar intitulé Africanism!
Quelle brillante idée. C’est énorme de devenir propriétaire et de remettre ce style musical sur scène avec l’organisation d’un label. Un grand amour pour leur dernière collaboration avec le groupe italien Dual Beats et leur nouveau son “Deja que llora”.
J’ai également grandi et développé ma culture musicale avec le label anglais Defected, qui a explosé au cours des 5 dernières années. J’aime beaucoup le label Union Records de Peppe Citarella, mais aussi les producteurs et DJs: Mijangos, Saliva Commandos, Gregor Salto, DJ Gregory, Dennis Cruz, Ninetoes, Emanuele Esposito …
Énorme pensait aussi à Pablo Fierro.

Quelle technique utilisez-vous et avec quel matériel?

Quand j’étais très jeune, j’ai pu acheter de l’équipement tout en travaillant comme travailleur saisonnier. À 14 ans, j’avais déjà mes platines Numark Axis 9 et mon système audio. J’aime travailler avec la marque américaine Numark, je pense que les produits sont bien pensés avec des finitions de haute qualité et les prix sont corrects.
Quant à la technique, il faut me voir jouer.

Vous jouez actuellement au Hangar 14 à Bordeaux, jusqu’à quand pouvons-nous vous voir jouer?

Vous pouvez me rencontrer du mardi au samedi à partir de 17h dans le magnifique bar temporaire “Terrasse 14” sur les quais de Bordeaux (Hangar 14) jusqu’au 30 août. C’est une grande toiture de 600 m² avec une vue imprenable sur Bordeaux, la Garonne et le nouveau pont Chaban-Delmas.
Vous pouvez également me voir jouer tous les dimanches soir à partir de 17h au bar / restaurant “La Siesta” à Biscarrosse plage.
Avec une vue sur l’océan et les pieds dans le sable, l’endroit est parfait pour passer un bon moment. L’équipe et la qualité du service sont à la hauteur de la beauté de ce lieu magique.

Vincent Niorthe pendant la sieste – Biscarrosse © Celia Ricard

Avez-vous d’autres projets à venir? Quelle est ton ambition?

On m’a récemment proposé de jouer à Majorque. Mais avec les règles sanitaires, les clubs ne sont pas encore opérationnels.
Sinon je ferai la première partie du groupe “Chinese Man” le 25 juillet à La Siesta à Biscarrosse.
Je veux bientôt jouer L’Iboat et Darwin.

Qu’est-ce qui est important pour toi dans ta carrière artistique?

À mon avis, il y a deux choses importantes: trouver le bon compromis entre jouer son propre style dans des endroits appropriés avec la communauté appropriée et combiner avec succès la vie nocturne avec la vie de famille.
J’ai 3 jeunes enfants qui n’aiment pas beaucoup les matins!

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Propos recueillis par Elise Marchal