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La DGSSI répond sans preuves au rapport d’Amnesty International

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La direction générale de la sécurité des systèmes d’information (DGSSI) a répondu au rapport biaisé dans lequel Amnesty National accuse l’État marocain d’espionnage téléphonique. Elle explique que le Royaume n’est pas une « jungle numérique » et que la DGSSI réprime les attaques informatiques.

La Direction de l’information sur la sécurité des systèmes (DGSSI) est une agence qui relève de la Défense nationale. Cette institution, qui supervise la détection et la réponse aux attaques informatiques, a répondu au rapport publié par Amnesty International (AI) le 22 juin 2020, qui accuse le Maroc d’utiliser un puissant système d’espionnage, Pegasus, pour infiltrer le téléphone portable du journaliste et activiste Omar Radi.

S’exprimant lors d’une conférence de presse au début du mois de juillet, le secrétaire d’État Nasser Bourita a déclaré qu’IA « devra assumer ses responsabilités si elle ne dispose pas des preuves nécessaires », rappelant à cette ONG qu’il « est plus facile » de le faire scientifiquement. prouver ce qu’elle prétend de l’infiltration du téléphone portable d’un journaliste, en utilisant des laboratoires spécialisés ».

Mais là, où Bourita a remis en question l’essence du rapport d’Amnesty, c’est quand il s’est dérouté sur la base des allégations de cette ONG, à une époque où «le Royaume a des institutions nationales de cybersécurité qui veiller à ce que tous les utilisateurs marocains soient régulièrement avertis des mesures correctives à introduire dans leurs systèmes d’information professionnels ou personnels, pour les protéger contre tout risque d’attaque de malware ».

En effet, c’est tout le cadre du rapport d’Amnesty International qui s’effondre comme un vulgaire château de cartes, sachant que le Maroc, qui n’a jamais été une jungle numérique, n’est pas en désaccord avec les responsables d’Amnesty International en 2011 le fait que les smartphones font désormais partie intégrante du mode de vie des citoyens et que les autorités se sont empressées de mettre en place des mécanismes pour protéger et défendre les systèmes d’information de plus en plus interactifs les uns avec les autres, dont le changement pourrait également entraîner des dommages économiques, financiers et sécuritaires importants pour l’ensemble du pays « , confirme une source autorisée du Centre marocain de surveillance, de détection et de réponse aux attaques informatiques (maCERT), agréé aux normes internationales et affilié à la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information (DGSSI), qui relève de la Défense nationale elle-même Administration.

La même source poursuit en expliquant que « c’est pourquoi la DGSSI s’assure que la confiance numérique est renforcée et que depuis le 14 avril 2014 la publication en ligne de pas moins de 2045 newsletters de sécurité, avertissant des dangers des cyberattaques et tout leurs conséquences négatives, y compris le vol de données personnelles, sur les personnes qui seraient leurs victimes. »Et d’ajouter:« en bref, depuis 2011, l’État n’a pas investi pour espionner son peuple, mais pour le sensibiliser et le protéger contre toutes les menaces qui pourraient affecter les données sur leurs terminaux informatiques, ou est un smartphone, une tablette ou un PC, car c’est là que la sécurité nationale est en jeu. « 

Compte tenu de la pertinence des déclarations de cet expert de la DGSSI, la question se pose de savoir s’il est rationnel qu’un État utilise des logiciels espions pour surveiller et contrôler ses dissidents en piratant leurs smartphones, dès qu’il les amène à communiquer publiquement et en toute transparence sur les types de vulnérabilités détectées au niveau des différentes architectures des systèmes d’information (IOS et Android), tout en apportant aux utilisateurs les solutions techniques à mettre en œuvre pour les empêcher de prendre le contrôle et leurs appareils le piratage.

« La réponse est dans la question et il est plus que clair que le rapport d’Amnesty International n’est pas pertinent même sans aucune raison d’exister », a déclaré le responsable de la DGSSI précité, qui s’est dit convaincu que « le journaliste au cœur de cette affaire s’est abstenu de mettre à jour son système iOS tel que recommandé par la DGSSI, et a continué d’afficher, dans ses propres mots, des sites Web non sécurisés connus pour contenir de nombreuses publicités malveillantes sur Internet  », conclut notre source.

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