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Les vraies menaces politiques pèsent sur l’industrie française de l’armement (3/3)

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L’industrie de l’armement n’a pas échappé à la confusion conceptuelle que les deux premiers forums ont déjà évoquée: ce dernier forum vise à restituer des faits qui ont été oubliés, ou souvent de mauvaise foi, au cœur même de l’arme de l’industrie pour France. Il s’agit moins de rappeler son poids industriel et technologique comme le retour sur investissement qu’il crée dans l’économie que de lui redonner sa véritable place politique en France, en Europe et dans le monde.

En France, la construction d’arsenaux et d’usines sous l’Ancien Régime était déjà destinée à équiper l’armée française de ses propres armes pour éviter la dépendance étrangère d’une part, et disposer des équipements spécifiques dont elle avait besoin d’autre part: fusil modèle 1777, pistolet de celui de 1763/66, frégate de 74, systèmes d’artillerie de Gribeauval et Vallée. Le besoin actuel reste le même et est même exacerbé par une force expéditionnaire, résultat de choix diplomatiques. Cependant, cet axiome de bon sens est souvent ignoré: la guerre ne se fait pas avec du matériel qui a même été spécifié. Le Rafale avec son équipement et son armement est là pour le démontrer. Souvent oubliée dans la folie de la coopération européenne (nous y reviendrons plus tard) ou la folie des achats américains, cette vérité est cruciale, surtout à une époque où les chevaux de Troie modernes peuvent paralyser un système de défense.

L’indépendance militaire?

Cette vérité a aussi ses origines: elle a produit un modèle d’armée indépendant, polyvalent et efficace, le choix que la France choisit encore; pour le construire, il existe depuis 1961 un triptyque bien connu aux équilibres délicats: des armées qui connaissent leurs besoins, une DGA (direction générale des armements), qui traduit et exprime ce besoin dans une industrie nationale, réagit, organisée en champions nationaux : systèmes de dissuasion au sol (Naval Group et Dassault Aviation) (Nexter), systèmes de missiles (MBDA). Diagramme de bon sens, mais actuellement, en dehors du club des superpuissances, il n’est suivi que par les pays qui veulent leur indépendance militaire: principalement Israël, la Corée du Sud et la Turquie, tandis que les autres pays se contentent d’acheter sur les étagères – même avec une part de la production locale sous licence – que d’autres pays ont conçue. Ce système est actuellement en triple danger.

Structurellement Premièrement, la DGA étant loin d’être renforcée dans son rôle de chef de programme et d’expert technologique – même les programmes civils autant que les ministères sont dans un empire absolu – un schéma pas à pas est actuellement en cours: le secrétariat du CIEEMG a été retiré lorsque l’innovation et maintenant la stratégie: maintenant, sans cet organisme technique d’État compétent, les armements nationaux étaient vivants. L’avenir le montrera.

Capitaliste deuxièmement, parce que nous pouvons clairement voir les incohérences d’un État qui multiplie les interférences et les conflits d’intérêts dans la vie de l’industrie de l’armement, alors qu’aux États-Unis, il est réglementé par la loi et les ordres publics et pas de capital, ce qui est beaucoup plus efficace. Établir une concurrence entre Thales, la fusée de repos et MBDA, fusée établie en tant que champion national de la surface, est tout aussi dommageable que l’échec éventuel à briser le nœud gordien de la participation de Thales au groupe naval, où l’actionnaire est en même temps (toujours ce « au même moment » !) fournisseur de son constructeur de systèmes et de son concurrent via sa filiale néerlandaise … L’Etat entretient ainsi la rivalité du village gaulois.

Économique Enfin, parce que la crise actuelle nécessite un plan de relance de la défense spécifique. La crise étant considérée comme plus sévère que celle de 2008 (qui n’était que financière et non mondiale), comment interpréter que le plan de relance actuel (833 millions d’euros) est bien inférieur à celui de 2009 (2,4 milliards d’euros)? Planifier essentiellement « Airbus », le design annoncé n’est pas dimensionné avec l’engagement: cependant, l’amortisseur des activités d’ordre de défense doit être pleinement exploité, afin que les doubles entreprises touchées par la crise civile perdent des parts de marché de la défense, et seules les entreprises de défense trouvent également une activité dans le contrôle de l’État qui leur a fait perdre en raison de la lenteur des exportations. C’est l’idée du plan pour 2009; c’est aussi celui du ministère allemand de la défense, que nous ne pouvons pas correctement prendre comme exemple dans la planification de la défense …

Un plan de relance ambitieux est donc nécessaire, dont les atouts politiques sont: l’avancement du budget prévu augmente entre 2023 et 2025 à partir du début de l’année scolaire en septembre et jusqu’à au moins 2022; traduction rapide dans les sociétés: la recapitalisation bon marché des ressources d’outre-mer, présentée comme un domaine privilégié et nécessaire face aux menaces pesant sur notre souveraineté ultra-marine: extension de la gamme des bateaux de patrouille -Mer (6 bateaux de patrouille ne coûtent que 223,9 millions d’euros) par production sous licence dans les chantiers navals nationaux (CMN, Piriou, etc), Falcon Albatros, etc …; réarmement en munitions complexes dont l’approvisionnement est notoirement insuffisant.

Une coopération européenne élargie ou un cadre bilatéral clair?

L’Europe alors. L’industrie nationale rejoint étape par étape « Système Goulard »c’est-à-dire la dépendance mutuelle qui en résulte « pour soutenir des consortiums dans lesquels les Français ne sont pas toujours leaders (Déclaration du ministre éphémère de la Défense le 8 juin 2017). Cette doctrine fédéraliste marque la fin de direction Français en Europe sur la seule industrie, qui n’a pas encore été démantelée par le pouvoir de l’Etat. La feuille de route du 13 juillet 2017 est, comme l’alliance de la marine italienne, le résultat: aux petits acteurs européens de la défense au niveau technologique et industriel nous donnons les clés de secteurs entiers sans aucune convergence de doctrine diplomatique et opérationnellement n’a pas été réalisée avec les pays en cause et sans que la méthode de gestion des programmes ne soit définitivement effacée des erreurs structurelles de tout programme européen et sans, en fin de compte et surtout, gagner la parité exigée par nos partenaires autrement que par la compétence des négociateurs politiques.

La taille des complexes industriels sert mantra aux promoteurs de cette grande vente; le problème est que nous ne trouvons aucune trace de ce raisonnement ailleurs en Europe: Damen, Saab, BAE Systems, Lürssen, GNY-K, Rheinmetall, etc … jouent leurs propres cartes ou la carte de la consolidation nationale ou des partenariats par programme, jamais celle de la fusion européenne. De plus, la taille ne résout pas les problèmes essentiels de toute industrie: innovation technologique, agilité du mode de production, gamme de produits, compétitivité et exportations soutenues par l’Etat.

Le nombre d’acteurs, également agité comme une obligation importante des consolidations européennes, est un faux argument: les industriels européens croient aux marchés publics et aux exportations et non au raisonnement malthusien qui veut que moins d’acteurs provoquent moins de concurrence et donc la poursuite de la production; ce raisonnement contredit les lois du marché, même celles notamment de la Défense. L’avenir entier des entreprises repose uniquement sur les aides d’État via la R&D, les marchés publics et les aides à l’exportation: la Turquie et la Corée du Sud en sont la preuve éclatante.

Enfin, l’erreur de ce raisonnement est d’empêcher la coopération européenne de prouver son utilité et ses réalisations. Ce n’est pas l’idée de coopération qui est ici mise en cause, mais la manière de travailler ensemble: pas de contrat de réduction des risques, pas de maître d’œuvre expérimenté, pas de sélection des équipementiers par le fournisseur du système, mais un rendement raisonnable destructeur qui conduit à des sous-performances, retards et coûts supplémentaires. Ce qui était valable hier pour l’A400M, s’applique aujourd’hui également au futur avion de patrouille maritime … Même Airbus, bien que promoteur et exemple de cette consolidation hier, désapprouve aujourd’hui la décision du gouvernement espagnol de sélectionner Indra sistems, simple équipementier de second ordre, en tant que leader des industriels espagnols du SCAF aux dépens d’Airbus, qui, même espagnol, est trop franco-allemand au goût de Madrid …

La même politique spatiale conduit à la diffusion des compétences et des déchets industriels et financiers: OHB, qui ne savait pas faire quelque chose, est déjà devenu un concurrent d’Airbus et de Thales, car Berlin a choisi de le protéger bec et ongles. Ce n’est qu’en France que l’altruisme sert de boussole à la politique industrielle: en effet, partout ailleurs, le nationalisme industriel est à l’œuvre: la Suède veut développer son propre avion pour les batailles futures (2020) après avoir fait de même sur les sous-marins (2014); L’Italie envisage une alternative nationale ou bilatérale à MGCS, et ainsi de suite; ce n’est pas surprenant dans le cas de la défense nationale; Puisqu’il s’agit de l’industrie, il n’est pas choquant de voir un gouvernement choisir son industrie plutôt que les autres, mais il est surprenant que les beaux esprits parisiens ne le sachent pas ou prétendent qu’ils doivent ignorer leurs discours.

Consolidation européenne est finalement jugé nécessaire à la lumière de la concurrence extra-européenne; ici aussi, l’argument selon lequel cette concurrence russe, chinoise, turque, sud-coréenne, sud-africaine ou israélienne utilise des armes autres que celles de taille ou de prix industriels est ignoré ou affirmé. Ce concours organisé bénéficie en premier lieu du plein soutien de son État dans un ordre de combat: les déplacements, l’information et le financement sont coordonnés par une ferme volonté de l’État. Elle utilise ensuite des armes que la France refuse d’utiliser: la désinformation (voir la campagne en Australie contre le contrat de sous-marin français, qui en vaut la peine, qui est très violent) contre le Rafale en Inde, où le congrès a été aidé par un avionneur concurrent) et la corruption (qui ose croire que certains contrats de concurrents européens récents auraient pu être conclus sans cette douceur?). Enfin, il casse les prix car les contrats domestiques sont rentables et réguliers. Avec quelles armes la consolidation européenne naïve, face à cette concurrence, s’y opposera-t-elle? Le prix? Aucun programme européen n’est déjà compétitif pour les armées clientes nationales …

Aucun des trois arguments avancés par les promoteurs du démantèlement de l’industrie nationale au profit des groupes européens fédérés et intégrés ne peut conduire les gouvernements à une quelconque forme de « Préférence européenne » à leur souveraineté de choix. La préférence européenne ne peut être déterminée: elle doit être gagnée. Comme nous l’avons vu, les échecs de la coopération européenne n’ont jamais enseigné à leurs promoteurs. Cependant, il y a au moins trois expériences négatives du passé: une convergence des besoins et des spécifications (ce qui signifie que les États partagent la même vision de la politique de défense), un cadre bilatéral – opérationnel et industriel – pour promouvoir la coopération entre le chef de projet et son écosystème (évitant ainsi la diffusion et l’élaboration de tiers imposant leur avis ou leurs fabricants) et des financements pluriannuels, notamment bilatéraux.

Pour les grands programmes, toujours décevants, les nations sages préfèrent un cadre bilatéral clair, de la conception à la commercialisation. C’est le cas des programmes de missiles franco-britanniques, des programmes navals germano-norvégien, belgo-néerlandais; les programmes bilatéraux ont tort de vouloir se développer le plus rapidement possible à tout prix: SCAF avec l’Espagne, MGCS avec les nations Léopard. Enfin, l’inconvénient majeur de tous ces projets européens est qu’ils ne fourniront jamais un financement garanti, c’est-à-dire pluriannuel. Est-il permis à la France que l’avenir de ses armes d’aviation soit entre les mains d’une poignée de délégués de la commission du budget de Bundestag ? La défense de la France n’est plus Bundestag que la politique de la France au panier du portefeuille.

L’export, un des enjeux majeurs de la souveraineté française

Enfin exporter. Le troisième pilier du secteur, après la R&D et les marchés publics, doit être replacé dans son contexte politique, le commerce d’exportation étant un commerce souverain depuis 1939.

Au niveau doctrinall’exportation est l’incarnation de la liberté souveraine que la France entend exercer en commerçant avec ou sans tel ou tel pays. Il envoie donc un message politique clair à la fois au pays où il vend et au pays où il ne vend pas; ce faisant, elle contribue à organiser le marché par le biais de divers instruments – traités interdisant tel ou tel système, traité de non-prolifération, embargo – ou bloquant les réglementations qui entrent en conflit (ou contournent) ses intérêts. À cet égard, la liberté des échanges en France dans le domaine de la vente d’armes ne peut être entravée par l’imposition de règles étrangères: l’imposition de règles américaines – que le gouvernement sait contourner et fait contourner ses industriels. Ainsi, comme les réglementations anti-corruption, les normes technologiques, les embargos – l’un des principaux défis pour la souveraineté de la France, l’un des rares pays occidentaux qui est le véritable concurrent des États-Unis, est la rivalité brutale en matière d’armes et de missiles. illustration complète.

Le travail des pharisiens était de défendre leur vertu, notamment en essayant d’écraser leurs concurrents. Cependant, cette normalisation du marché des armes nécessite une reprise de la souveraineté. Cette liberté doit également être défendue bec et ongles dans le domaine de la coopération que la France entend poursuivre. Elle devrait donc négocier ces collaborations avec des partenaires qui respectent la souveraineté, en préservant une totale liberté de travail pour ses propres activités et en se donnant la liberté d’exporter du matériel développé conjointement. En ce sens, la coopération européenne n’est pas l’extension d’un modèle national d’indépendance, mais – et c’est le but des auteurs allemand et bruxellois – la dépendance mutuelle, qui est à l’opposé de la vision nationale défendue ici. Cette liberté réside aussi dans la conception morale du commerce des armes: tant que les décisions nationales sont prises selon les règles éthiques, qui sont ailleurs que chacun proclame de sa part, il n’y a aucune raison de permettre que ces décisions soient contestées car elles seraient en conflit. interprétation publique des circonstances de ces mêmes règles par ses concurrents.

Opérationnelcette liberté d’exportation permettrait alors d’augmenter progressivement l’intensité des relations que la France décide de maintenir avec ce pays. La géopolitique française – c’est-à-dire sa capacité à profiter de sa géographie, de son histoire et de ses atouts pour assurer son rayonnement – s’exprime par le type de matériel qu’elle est prête à vendre à un tel pays. En effet, la vente d’avions d’armes, de sous-marins conventionnels, de satellites d’observation, de systèmes radar ou de missiles ou de services sensibles (R&D) marque la relation bilatérale de long terme: elle détermine ainsi un ancrage au moins valable pour la durée de vie d’un système (30 ans en moyenne pour un avion d’armes; 35 ans pour un sous-marin; 15 ans pour un système de missiles). Cet ancrage durable permet de partager: cuir, entraînement, information, équipement pour exercices ou opérations.

Jusqu’à récemment, la France a équipé presque entièrement des pays importants pour sa diplomatie, comme les Émirats arabes unis (EAU) et le Qatar; c’était ou est encore la double source en Arabie saoudite (pour la défense aérienne, la marine, la garde nationale), à ​​Oman (pour la garde royale), en Inde, aux Emirats Arabes Unis, au Qatar, en Egypte, au Brésil, en Malaisie , etc. La coopération navale avec la Grèce ouvre la voie à des contrats d’acquisition ou de modernisation face au danger turc. Il est toujours l’un des rares pays à soumissionner pour de gros systèmes (sous-marins en Pologne, aux Pays-Bas, en Indonésie; armes et canons antiaériens en Suisse, etc.), preuve qu’il pèse encore considérablement tant sur le plan diplomatique qu’industriel.

Au niveau industrielles exportations d’armes sont une plus-value qui accroît la souveraineté. D’abord en France, où les flux financiers d’exportations permettent non seulement à l’Etat de consolider ses plans de défense, d’en tirer des revenus (formation), mais aussi aux industriels de consolider les prises de participation pour des versions ultérieures utiles des Français armées. L’impact sur l’emploi qualifié et non meuble est connu (entre 40 et 50 000 emplois directement issus des exportations, soit environ 25% des emplois du secteur).

Il projette ensuite sur le pays partenaire un modèle de souveraineté française selon lequel l’indépendance nationale du pays acheteur est non seulement respectée mais consolidée par un pays vendeur – la France – qui n’impose aucune restriction d’usage dans la mesure où la relation est basée sur un accord d’État à État. sur le respect de la souveraineté. Le pays n’est plus un client, mais un partenaire entrant dans la sphère d’influence française, lié par un contrat intergouvernemental qui fournit et permet un échange fructueux d’informations et d’expériences. Ceci est illustré par les ventes d’avions d’armes en Inde et de sous-marins au Brésil, en Inde et en Malaisie.

Très souvent, une relation politique découle de cette vente d’armes, qui ouvre de nouvelles opportunités, souvent loin du secteur de la défense: en ce sens, la fiabilité de la France en tant que fournisseur de systèmes d’armes ouvre la voie à d’autres ventes et à d’autres secteurs stratégiques (énergie, nucléaire, …). .). Ce modèle souverain dans la conception, la fabrication et l’exportation d’armements a fait ses preuves. La Turquie et la Corée du Sud et, dans une moindre mesure, l’Indonésie et l’Inde, suivent l’exemple français: vitesse de R&D élevée, développement de champions nationaux des monopoles, structuration de l’offre, promotion organisée sur les marchés de l’armement et soutien diplomatique total aux accords d’armement.

Cependant, les exportations n’échappent pas au cours naturel des événements: tout change et change constamment. La position de la France est donc forte, mais elle s’érode. Il y a les explications diplomatiques: un alignement des positions nationales sur les positions de ses concurrents (américains), un moralisme aussi inutile que destructeur, une absence de voyage (ce qui équivaut aux voyages de Jean-Yves Le Drian?) un partenaire; il y a des raisons financières: myopie de Bercy, peur de trop en suspens dans les pays vulnérables (Brésil, Egypte), réticence des banques dans les pays (Arabie, Indonésie) ou zones sensibles (drones armés); il y a enfin – et actuellement principalement – des mentions légales sous couvert de moralité douteuse: alors que la France, contrairement à de nombreux pays occidentaux, a un système de contrôle des exportations strict, elle se voit accusée de vendre n à tout le monde et, surtout, , en faisant de la corruption.

La grande bataille perdue de l’industrie de l’armement (et de l’industrie tout simplement) est celle de la lutte contre la corruption. Pour Transparence Internationale, il a perdu sa bataille principale en 2000 avec la mise en place du traité d’interdiction de l’OCDE « coûts commerciaux externes », criminalise et punit rétroactivement lorsque les principaux corrupteurs ont déjà trouvé une solution (États-Unis avec le FCPA en 1977) ou ont refusé de signer un texte comme suicidaire (Afrique du Sud, Israël, Chine, Russie, etc.).

Depuis 2000, l’industrie est durement touchée par les effets pervers des procédures stériles, qui ont ruiné ses activités et la fortune des avocats et des consultants spécialisés. Elle subit des procédures d’enquête pour ses contacts, consultants, contrats. Il subit la redirection de ses échanges électroniques vers des serveurs à l’étranger. En étant pur, il est purifié; en étant moral, il perd le moral; en lavant plus blanc que ses concurrents, il ressort lavé. Et ce n’est pas tout: reconnue coupable dans le tribunal moral à géométrie variable d’ONG manipulées ou naïves, elle est régulièrement jetée dans la boue médias et maintenant au tribunal. Si nous devons au ministre une bonne défense des exportations nationales d’armes, nous pensons que le ver est partout dans le système, détruisant des réseaux commerciaux entiers et donc des ventes futures.

Alors que l’État parle d’abord de redistribuer la richesse inexistante, l’industrie de l’armement montre que nous devons d’abord savoir comment la créer. Alors exportez. Montesquieu n’a rien dit de plus L’esprit des lois Lequel « Le commerce est le plus utile pour l’État dans le monde ». L’armement ne fait pas exception: il faut oser le dire.

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*Vauban rassemble une vingtaine de spécialistes de la défense.