Accueil » News » L’administration Trump ne veut-elle pas de matériel étranger? La Chine non plus

L’administration Trump ne veut-elle pas de matériel étranger? La Chine non plus

  • par

Les États-Unis ne seront bientôt plus les seuls à manifester ouvertement leur méfiance à l’égard des technologies et des logiciels étrangers. Dans une directive officielle qui sera publiée, le gouvernement chinois prévoit de supprimer progressivement sa gestion des ordinateurs et logiciels non chinois. L’opération pourrait commencer l’année prochaine.


Crédit: Pixabay

Bouleversement en vue au sein de l’administration chinoise et de son infrastructure informatique. Une directive officielle publiée au printemps dernier, qui a été temporairement suspendue, indique un projet de suppression pure et simple des ordinateurs et des logiciels étrangers. Cette mesure, qui répondrait initialement aux sanctions américaines contre Huawei et ZTE, interdites sur le sol américain et l’administration Trump, pourrait être mise en œuvre dès l’année prochaine.

Remarque: dans trois ans Les ultrasons (suite à un article du Temps financier), tous les appareils et logiciels étrangers pourraient être éradiqués, selon les taux de remplacement suivants: 30% en 2020, 50% en 2021 et 20% en 2022.

Microsoft, Dell et HP en première ligne

Si cette directive devait être appliquée, les marques américaines seraient les premières à être frappées en étant exclues d’un marché très juteux, explique le média français. L’impossibilité de fournir du matériel ou des logiciels aux autorités chinoises représente un manque à gagner de 150 milliards pour Dell, HP et Microsoft, les principales parties prenantes. Cette possibilité est d’autant plus frustrante que les groupes américains ont souvent dû faire de gros investissements pour s’implanter sur un marché tout à fait unique, à savoir la Chine, notamment en ce qui concerne l’équipement des collectivités locales.

Par exemple, en 2017, Microsoft a développé une version spéciale de Windows 10 Windows 10 China Government Edition, rappelles toi Les ultrasons. En particulier, ce dernier a ignoré certaines fonctionnalités du système d’exploitation, telles que la synchronisation sur OneDrive, le Microsoft Cloud, tandis que les autorités chinoises ont pu utiliser leurs propres algorithmes de chiffrement sur le système. Développements qui pourraient être rayés de la carte trois ans plus tard.

Qui (et quoi) remplacera les services américains?

Pour remplacer les équipements étrangers, la Chine pourrait utiliser des marques nationales, comme le géant Lenovo, très bien positionnées dans le secteur informatique dédié au monde des bureaux, des entreprises … ou des administrations. Huawei, qui à son tour développe des ordinateurs de bureau avec une architecture ARM, pourrait également être une voie à étudier par le gouvernement chinois.

Cependant, le remplacement de logiciels est beaucoup plus problématique. Lenovo (pour n’en nommer que quelques-uns) s’appuie sur Windows et Linux pour la plupart de ses ordinateurs. La Chine doit donc trouver le moyen de développer au plus vite son propre système d’exploitation pour équiper son administration. Selon divers médias, le développement d’un système d’exploitation chinois serait étudié pendant plusieurs mois et coïnciderait plus ou moins avec la période de mise en place de la directive « 3-5-2 » – surnommée en référence aux taux de remplacement susmentionnés. L’idée serait principalement d’équiper l’armée (qui utilise actuellement Windows) pour exclure tout risque d’espionnage américain.