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La consommation des ménages a presque retrouvé ses niveaux d’avant la crise en juin

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La consommation des ménages était inférieure de trois points de pourcentage au niveau normal en juin.

Après avoir perturbé les habitudes d’achat des Français, les effets de l’inclusion diminuent progressivement. En juin, selon un communiqué économique de l’Insee, la consommation des ménages s’est redressée à des niveaux proches de ceux d’avant la crise en juin (en moyenne -3 points de pourcentage par rapport à une période normale).

Ce rattrapage net est en partie lié à l’augmentation de la consommation observée en fin de confinement, qui s’est poursuivie en juin pour certains biens, comme les produits manufacturés dont la consommation est restée 6% supérieure à la normale le mois dernier.

Les ventes au détail de produits alimentaires, de boissons et de tabac ont augmenté de 5% par rapport aux niveaux d’avant la crise le mois dernier. Cette consommation supplémentaire était même de 23% pour la fabrication d’équipements électriques, électroniques et informatiques.

Reprise progressive des services

Pour certains produits manufacturés, en revanche, la forte augmentation de la consommation qui s’est produite après le confinement a diminué depuis. C’est le cas, par exemple, des dépenses en vêtements et chaussures, qui étaient supérieures de plus de 20% à la normale au 18 mai, mais qui sont maintenant presque revenues aux niveaux d’avant la crise. Les coûts du carburant ont continué de rattraper leur retard en juin sans revenir à des niveaux normaux.

Malgré une reprise beaucoup plus rapide en juin qu’en fin de confinement, les services marchands peinent toujours avec une consommation en baisse de 9% par rapport à une situation d’activité normale. Elle est encore bien meilleure qu’en avril (-29%) et mai (-20%). Ce rattrapage plus progressif est en partie lié à la suppression progressive des restrictions à l’ouverture, en particulier dans le secteur du logement et de l’alimentation, où les dépenses des ménages étaient inférieures de 20% à la normale le mois dernier, contre -82% en avril et -67% en mai.

« D’un autre côté, les services qui sont encore soumis à des restrictions d’activité resteraient toujours à très faible consommation, comme le transport aérien ou les activités culturelles », a précisé l’Insee.

La consommation a baissé de 17% au deuxième trimestre

Symbole de cette reprise de la consommation, les transactions par carte bancaire ont progressé depuis la résiliation. Par exemple, le lundi 15 juin, les ventes physiques de CB étaient supérieures de 4% à celles de la même période un an plus tôt. Cela s’explique sans doute par l’arrêt progressif des versements en espèces, moins rassurant dans le domaine de la santé.

Compte tenu des pertes de consommation enregistrées en avril et mai (-32% à -15%), la consommation des ménages au deuxième trimestre sera inférieure de 17% à la normale.

Rappelons que les ménages français, incapables de consommer, ont économisé 75 milliards d’euros pendant la période d’incarcération. Ainsi, le taux de récupération dépendra largement de ce qu’ils feront de cette épargne, qu’ils la dépensent ou la gardent en réserve.