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Labège. Raymond Vall, sénateur du Gers: « Il faut lutter contre la fracture numérique »

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Le sénateur gersois Raymond Vall mène une mission d’information sur la lutte contre l’électronique et l’inclusion numérique. Il était vendredi sur le site Sicoval à Labège.

Jean-Marie Mizzion (centriste syndical) et Raymond Vall (RDSE), respectivement président de la mission d’enquête sur la lutte contre l’électronique et l’inclusion numérique, étaient au Sicoval à Labège hier. Créée un mois avant l’incarcération du Sénat, cette mission d’enquête se rend dans les territoires pour évaluer la coordination des efforts des acteurs de terrain dans la lutte contre l’exclusion numérique. Le sénateur Gersois Raymond Vall, également initiateur de cette mission, nous en dit plus.

Qu’entendez-vous par illicitisme d’abord?

Ce mot est la compression de l’analphabétisme et de l’électronisme. Il exprime l’impossibilité d’utiliser un ordinateur.

Pourquoi cet intérêt pour ce domaine?

Parce qu’en tant que représentante élue de la campagne, j’ai réalisé que beaucoup de gens étaient confrontés à la fracture numérique. Par exemple, j’ai vraiment apprécié le fait que le gouvernement ait cessé de traiter les cartes grises, les permis de conduire et qu’il n’y ait plus de présence physique dans les centres fiscaux. Cela a rendu les gens très impuissants du jour au lendemain, en particulier ceux qui avaient peu ou pas de compétences informatiques. Ils ont été laissés sans service. Ces éléments ont mené à notre demande de mission, qui a été acceptée par le Sénat en mars. Depuis lors, nous avons organisé 40 missions. Le rapport a été reporté à septembre car nous sommes confrontés à un véritable fléau national.

Combien de Français sont exclus du numérique?

Aujourd’hui, 14 millions de Français n’ont pas accès au numérique. Et selon un rapport de l’Insee, sur la capacité des Français à utiliser numériquement, 42% de la population française a des difficultés à utiliser numériquement.

Quel est le profil des personnes exclues du numérique?

Cela concerne tout le monde, pas seulement les personnes âgées, même si elles restent majoritaires à partir de 65 ans. Cela concerne à la fois l’aspect matériel (certaines personnes n’ont pas d’ordinateur parce qu’elles n’ont pas les ressources), et l’infrastructure (certaines zones n’ont pas des vitesses raisonnables pour accéder au numérique) ou même les capacités de propriété intellectuelle des utilisateurs.

quelle est votre mission

Faites d’abord un inventaire en collectant des informations. Évaluez ensuite ce qui se fait aujourd’hui pour lutter contre l’analphabétisme et proposez des recommandations concrètes. Actuellement, le développement de la technologie numérique est tel que nous ne pouvons pas inclure le nombre de personnes qui ont été laissées sur la route. Au contraire, nous l’augmentons. Nous constatons que nous avons un fossé numérique très sérieux. Pour lutter contre cela, nous avons également besoin de ressources financières, jusqu’à un milliard par an.

confinement dans tout cela

Pendant l’emprisonnement, de nombreux Français ont été amenés au télétravail. Certains en bon état, d’autres avec les moyens à bord. Et certains ne pouvaient pas en raison d’un manque de réseaux ou d’un ordinateur. « L’inclusion a été une révélation qu’aujourd’hui, sans technologie numérique, nous ne pourrions rien faire et même être coupés du monde. Le confinement a montré que nous devions accélérer encore plus la capacité de se connecter », confirme Raymond Vall.