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Le Maroc réfute le rapport d’Amnesty sur l’espionnage du journaliste Omar Radi

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Des manifestants défilent en soutien au journaliste et militant marocain des droits de l'homme Omar Radi, à Rabat, le 28 décembre 2019.


© STR / AFP
Des manifestants défilent en soutien au journaliste et militant marocain des droits de l’homme Omar Radi, à Rabat, le 28 décembre 2019.

Les autorités du Royaume exigent des preuves de l’ONG accusant le Maroc d’avoir espionné les activités du journaliste et défenseur marocain des droits humains Omar Radi via le logiciel Pegasus de la société israélienne NSO.

Les autorités marocaines ont «Réfuté catégoriquement» Vendredi le « Accusations sans fondement » Amnesty International affirme que le Maroc a piraté le téléphone d’un journaliste avec des logiciels espions.

Dans un communiqué, les autorités du royaume ont appelé l’ONG « Soutien » son rapport « Par preuve ». Le directeur d’Amnesty au Maroc a été convoqué et invité à prendre garde  » Dès que possible «  cette preuve, selon la même source.

Amnesty International a déclaré lundi dans son rapport que le téléphone d’Omar Radi, journaliste marocain et militant des droits humains, avait été espionné en utilisant le logiciel Pegasus de la société israélienne NSO, qui, selon elle, était utilisé par les autorités marocaines.

« Encore une autre tentative d’intimidation »

La justice marocaine a déclaré mercredi qu’elle avait ouvert une enquête sur Omar Radi, dont elle soupçonnait qu’elle bénéficierait « Financement étranger » relatif à « Services de renseignement ».

Le journaliste a été interrogé pendant plusieurs heures par la police judiciaire jeudi. Cette invitation était pour lui « Un lien direct » avec le rapport d’Amnesty et les allégations à son encontre « Ridicule », a-t-il expliqué à l’AFP. « Je vais affronter cette énième tentative d’intimidation avec une grande détermination »il a dit dans un communiqué vendredi.

En mars, il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir critiqué un juge sur Twitter.

Reporters sans frontières (RSF) a appelé jeudi les autorités marocaines à « Mettre fin au harcèlement » visant à lui.

Amnesty a publié un premier rapport en octobre sur l’espionnage des téléphones de deux militants marocains utilisant le même logiciel.