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Jacques Audo prend sa retraite après plus de 40 ans d’enseignement

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Jacques Audo termine une carrière bien remplie qui a commencé il y a plus de 40 ans.
Jacques Audo termine une carrière bien remplie qui a commencé il y a plus de 40 ans. (© La Gazette du Centre Morbihan)

Clap d’extrémité pour Jacques Audo, directeur, depuis 2003, de l’école Notre-Dame du Plasker de Locminé. Ce Remungolais natif, une municipalité où il vit toujours, prend sa retraite après plus de 40 ans de carrière.

Né le 24 mars 1960, il a commencé à enseigner en 1978 après son baccalauréat. « J’ai d’abord fait des remplacements à l’université, où j’enseignais les mathématiques », se souvient Jacques. Il entame ensuite sa longue carrière dans les écoles primaires: un an avec Quistinic, trois ans avec Colpo, six ans avec l’école Sainte-Barbe de Moustoir-Ac, 12 autres avec l’école Saint-Cyr de Moréac.

Dans les deux dernières branches, il est responsable des deux. Ce fut également le cas lors de la première année à Notre-Dame du Plasker à Locminé, avant de se consacrer entièrement au poste de directeur. Et à juste titre: en 2003, l’école compte 13 classes et 337 élèves et s’agrandit l’année suivante pour construire un bâtiment pour les jardins d’enfants. « Le nombre d’élèves a progressivement augmenté avec l’ouverture de six autres classes chez les 12, 13 ans », explique Jacques. Aujourd’hui, l’école compte 517 élèves. « 

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Ses enfants sur ses pas

Jacques se souvient qu’il était très strict et « assez sec » au début « à cause de ma jeunesse, mais j’étais intéressé ».

Jusqu’à mes 40 ans, j’avais une moustache pour avoir l’air plus âgé, puis je l’ai rasé pour avoir l’air plus jeune « , rit l’homme qui a transmis la passion du métier d’enseignant à ses trois enfants qui sont également chefs d’établissement.

« J’ai adoré ce métier d’enseignant et ils ont dû le voir, je ne les ai pas forcés à suivre le même chemin. « 

Jacques a sans aucun doute réveillé les vocations depuis que plusieurs de ses élèves sont devenus professeurs. Beaucoup de ses anciens élèves sont les parents des écoliers qui fréquentent désormais l’école de Locminé. Pour eux, Jacques est toujours « Maître Audo ». Un jour, j’ai reçu une invitation à un mariage où le marié a dit qu’il était inconcevable que sa femme se marie sans la présence de son ancien maître. « 

Le directeur a connu l’évolution du matériel pédagogique. Il n’a pas oublié « les sacs pleins de craie ». Ni le duplicateur d’alcool, l’ancêtre des photocopieurs. Ou les premiers ordinateurs, arrivés vers 1985. « La technologie de l’information a été une véritable révolution dont l’avènement a fait bouger les choses », a expliqué Jacques.

Il a particulièrement apprécié le contact avec les enfants et les parents, le travail d’équipe avec ses collègues. Il s’est assuré que les élèves avaient des salles blanches et toutes sortes de jeux «pour qu’ils travaillent dans de bonnes conditions». Il a aimé le spectacle son et lumière, en 2012, sur l’histoire de Locminé. Les voyages avec les étudiants à Medebach, une ville d’Allemagne qui a fusionné avec Locminé, l’ont rendu heureux. Inoubliables, les chars que les parents fabriquaient chaque année autour du thème de l’année. Sauf en 2020 bien sûr à cause de l’épidémie.

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Les souvenirs abondent

Il aimait faire des poisson d’avril. Il a un jour fait croire aux parents que leurs enfants devraient être habillés au début de l’année scolaire. Le 1er avril, il a laissé entendre que 2020 serait une année vierge. « Certains l’ont cru et ont appelé l’inspection académique », dit le directeur en riant. Ceux qui ont également vécu des moments douloureux, comme la mort d’un jeune enseignant en 2014, vaincus par le cancer.

À la fin de sa carrière, Jacques se voit invité au virus corona. Pas plus juste, plus de cirque comme il l’avait prévu avec son équipe. Mais une autre situation qu’il ne pouvait pas gérer. « Ce sera quand même drôle de ne pas venir à l’école en septembre », a expliqué Jacques. Depuis que je suis réalisateur à Locminé, je suis sans école depuis plus de 15 jours. Mais ce bricoleur n’a pas le temps de s’ennuyer.

Je m’occupe de mes petits-enfants, je peux faire du vélo, voyager un peu, en particulier que ma femme quitte également ses activités professionnelles, pour investir dans des associations plus tard. Je prends surtout mon temps pour prendre ma retraite. «