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L’Accusation fait appel du jugement partiellement relaxant de l’ancien Front national

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Le parquet de Paris a fait appel de la décision du juge pénal qui a débloqué l’ancien front national pour paiement frauduleux lors du financement des élections législatives de 2012 le mardi 16 juin, et ne l’a condamné que dans une sous-section de l’affaire.

Cet appel « Concerne tous les accusés » : l’ex-FN, rebaptisé « Rassemblement national », en tant qu’entité juridique, ainsi que plusieurs hauts responsables du parti ou ceux proches de Marine Le Pen, a indiqué vendredi le parquet.

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« L’intimidation de l’accusation contre la RN est éminemment suspecte », M a répondumoi Le Pen sur Twitter vendredi soir, par un Instrumentalisation politique de la justice.

Cette affaire menace le parti de dommages astronomiques, ce qui déprimerait des finances déjà épuisées: à la fin du procès en novembre 2019, l’État avait demandé au parti d’extrême droite de payer 11,6 millions d’euros pour cette arnaque, correspondant aux frais électoraux qui sont remboursés avec de l’argent public.

Mais le juge pénal de Paris a déclaré mardi qu’il n’en avait pas trouvé un « Des stratagèmes frauduleux » ni preuve de surcharge derrière la livraison obligatoire et uniforme des kits de campagne: dépliants, affiches, sites internet … aux candidats du parti et remboursés par les deniers publics.

« C’est une micro-croyance en une sous-sous-composante. La libération du FN est une grande victoire. Nous sommes blancs et je suis heureux. « , Estime Marine Le Pen mardi. En revanche, les juges ont condamné le parti à une amende de 18 750 EUR pour avoir dissimulé un abus de biens sociaux, montant maximum pour une telle infraction à l’époque des faits.

Emplois de fiction

Les magistrats n’ont donc retenu que la faute du parti pour avoir profité d’avantages indus à la société de communication Riwal, notamment l’emploi fictif de deux hauts fonctionnaires actuels du parti – Nicolas Bay et David Rachline – l’achat de matériel et notamment l’octroi au FN d’un prêt sans intérêt de plusieurs millions d’euros pour trois ans.

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La peine la plus sévère a été infligée à Frédéric Chatillon, ancien président du GUD, syndicat étudiant d’extrême droite et proche conseiller de Marine Le Pen à la tête de Riwal, condamné à 2 ans et demi de prison, dont 10 mois et une amende de 250000 euros.

Jean-François Jalkh, avocat du parti, et Wallerand de Saint-Just, trésorier, tous deux membres du comité exécutif du parti, l’organe suprême, ont également été condamnés: de une à deux ans de prison, dont six mois de prison, jusqu’à cinq ans, le deuxième à une peine de six mois avec sursis. Jeanne, la micropartie de Marine Le Pen, présidée par M. Jalkh, a été condamnée à une amende de 300 000 euros, dont la moitié a été suspendue.

Marine Le Pen et le Rassemblement national sont également inculpés pour les assistants du Parlement européen.

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Le monde avec AFP