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Lorsqu’un patron de Brive (Corrèze) met en place une crèche pour les enfants de ses salariés pour assurer une bonne reprise de son activité

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Dans les couloirs, le rire des enfants était suivi d’un petit « shuuut » discret. Assez rare dans les locaux d’une entreprise. Et pourtant, depuis le 18 mai, c’est une réalité au Club-Les Briconautes, situé dans le quartier Pebo, à Brive.

De la salle de réunion à la salle de jeux

Aujourd’hui, quatre d’entre eux partagent la salle de réunion transformée en salle de jeux. Petits matelas, oreillers, beaucoup de jeux, papier, crayons, autocollants… Dans le jardin derrière le bâtiment, un contour est marqué. Un petit toboggan et des vélos ont rejoint l’espace, à l’origine destiné uniquement aux employés de cette entreprise emblématique de Brivist.

Une salle de réunion a été transformée en salle de jeux.

Employés sans solution de présence

De plus, ces enfants de 3 à 6 ans sont les leurs et passent leur journée «au travail de maman» depuis le 18 mai.

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«Depuis le 11 mai, j’ai commencé à appeler mes employés pour me dire que leur priorité n’était pas d’avoir leurs enfants à l’école ou à la maternelle. Ils ont trouvé leur bec dans l’eau et n’ont pas pu se rendre au travail », se souvient Christian Couvreur, directeur du Club-Les Briconautes, qui, en plus du magasin central de bricolage, est une agence de publicité.« Nous nous occupons de la création. jusqu’à l’impression numérique. Et ces métiers sont plus jeunes, aussi plus féminins. J’ai six parents avec de jeunes enfants. « 

Une crèche mise en place en trois jours

Et le télétravail?

« Je sais que le télétravail chez les jeunes enfants est impossible », note le responsable. Les équipes ont également dû retourner sur leur lieu de travail. « 

Christian Couvreur (vide)

Le jeudi 14 mai n’a pas non plus exprimé l’idée de créer une pépinière dans les locaux de l’entreprise.

Louna peut accueillir jusqu’à cinq enfants.

« J’ai contacté mon assurance pour être couvert en responsabilité civile. Les parents ont choisi une baby-sitter qu’ils connaissaient. Ils ont apporté des jouets, du matériel. Et nous avons mis en place un service de garde en trois jours. Louna, 17 ans, s’occupe des enfants de 9h à 12h et de 14h à 18h.

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Particulièrement bon pour les affaires

Les parents s’occupent de sa récompense en chèques Cesu et « je paie les salariés concernés », explique Christian Couvreur. « Si tout le monde devait payer une nounou à la maison, cela aurait coûté une fortune. « 

« C’est bon pour le moral. C’est bon pour le travail et bon pour le chiffre d’affaires. Ce n’est pas une philanthropie. « 

Christian Couvreur (vide)

La mère de Marie, Lucas et Jules est également soulagée. « Si vous n’avez pas de famille là-bas, c’est une solution très bienvenue. « 
« Nous avons aussi des salles qui s’y prêtent », explique Christian Couvreur, qui prévoit de maintenir le système jusqu’à fin juin au moins.

Emilie Auffret