Souveraineté sanitaire: Emmanuel Macron passe à l’attaque

Souveraineté sanitaire, je le fais dans la capitale des Gaules. C’est sans doute sur cette base que le chef de l’Etat peut agir le plus rapidement – et exprimer sa volonté (politique) de tracer une “nouvelle voie” pour la France, avec un “économie forte, écologique, souveraine et unie “. Ou créez des emplois. La pandémie a cruellement souligné notre dépendance à l’égard de l’Asie et l’urgence de rapatrier la fabrication de vaccins, de dispositifs médicaux, de molécules et d’ingrédients de base, de principes actifs et autres de l’industrie. Santé.

C’est clairement un message proactif que le président de la République a souhaité transmettre le 16 juin en visitant un site de vaccination Sanofi à Marcy-l’Etoile, près de Lyon. Tout un symbole, à la suite de la controverse qui est née le mois dernier, autour de l’accès à un vaccin potentiel “pour tout le monde” tamponné par le laboratoire tricolore – avec beaucoup de maladresse, Paul Hudson, le directeur général, avait alors proposé que les États-Unis qui a investi 30 millions de dollars pour soutenir sa recherche serait servi en premier en cas de succès. Inaudible en période de pandémie mondiale.

Une visite à Marcy-l’Etoile – lieu symbolique et historique du groupe dans ce métier (3 500 salariés, dont 75% en production) – a donc été une manière intelligente pour l’Elysée de tourner la page. Un épisode “derrière nous” a également confié l’entourage du président de la République … Et pour aider à mettre en avant le fleuron tricolore alors qu’une dizaine d’autres labos à travers le monde, dans une guerre brutale, sont également à la recherche d’un Covid -19 vaccin. Depuis début février, Sanofi-Pasteur travaille sur deux hypothèses de vaccins contre le coronavirus, ainsi que d’éventuels traitements.

L’Etat met 200 millions sur la table

Marcy-l’Etoile est avant tout une opportunité pour le chef de l’Etat d’agir. Les défis révélésEmmanuel Macron prépare depuis plusieurs jours une offensive sur cet important sujet de souveraineté française. Le président a formulé un plan d’attaque en trois mots: investir, planifier et déplacer. “L’avenir de la France n’est pas à la fin des usines, ni dans un pays qui fonctionnerait ou produirait moins.” L’Etat mobilisera donc 200 millions d’euros pour dynamiser les infrastructures de production et de R&D en France. D’ici la fin de l’été, il finalisera “un mécanisme de planification, de financement et d’organisation de la résilience sanitaire”, “Cartographie des erreurs et des faiblesses du pays”. Enfin, le 18 juin, lors du comité de stratégie sectorielle présidé par Olivier Véran, ministre de la santé et Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État aux dossiers industriels, le chef de l’État envisage d’entamer des négociations concrètes sur la délocalisation des produits et des productions. Tous les sujets sont abordés: déménagements, innovations … et surtout le prix des médicaments.

Sanofi investit 610 millions en France

Sanofi, pour sa part, s’est dédommagé en investissant 610 millions d’euros en France – dont 490 millions en cinq ans pour construire une usine numérique et modulaire – en fonction des besoins de production, pour Neuville sur Saône, une autre entité vaccinale située près de Lyon. Plus un nouveau centre de recherche à Marcy-l’Etoile. Fin février, elle avait dévoilé son projet de géant européen des principes actifs sur six sites existants (deux en France). La nouvelle usine créera 200 emplois et sera disponible pour d’autres fabricants européens de vaccins Covid-19 – ou d’autres pandémies futures. “Neuville peut être étendu pour répondre aux besoins en Europe et à tout autre groupe qui a besoin d’actifs de production en Europe et pour l’Europe.” Paul Hudson a promis.

Message: la reconquête est bien engagée du côté gouvernemental. Le même jour également, Emmanuel Macron a rencontré par vidéoconférence tous les dirigeants du vaccin mobilisés sur le Covid-19 (MSD, Pfizer, Johnson & Johnson, AstraZeneca, Sanofi, GSK, Curevac et Moderna). Un rythme accéléré en France. Mais aussi en Europe, maillon essentiel du rétablissement de la santé aux yeux du Président: après la feuille de route établie mi-mai (approvisionnements et achats conjoints, plan de prévention des épidémies, etc.) Lors de la présentation du projet de fonds de relance par Emmanuel Macron et Angela Merkel, Bruxelles, ont signé le 13 juin une alliance sans précédent entre quatre pays européens, dont la France, pour sécuriser l’accès au futur vaccin Covid-19. Un premier accord a été signé avec AstraZeneca. Le laboratoire, dans l’attente de résultats sur l’efficacité de son candidat vaccin sur lequel il travaille avec l’Université d’Oxford en septembre, s’est engagé à vendre les vaccins à prix coûtant sans faire de profit. “Je sais qu’un accord sera signé avec Sanofi dans les prochains jours ou semaines”, a promis le chef de l’Etat.

Souveraineté sanitaire, je le fais dans la capitale des Gaules. C’est sans doute sur cette base que le chef de l’Etat peut agir le plus rapidement – et exprimer sa volonté (politique) de tracer une “nouvelle voie” pour la France, avec un “économie forte, écologique, souveraine et unie “. Ou créez des emplois. La pandémie a cruellement souligné notre dépendance à l’égard de l’Asie et l’urgence de rapatrier la fabrication de vaccins, de dispositifs médicaux, de molécules et d’ingrédients de base, d’ingrédients actifs et autres de l’industrie. Santé.

C’est clairement un message proactif que le président de la République a souhaité transmettre le 16 juin en visitant un site de vaccination Sanofi à Marcy-l’Etoile, près de Lyon. Tout un symbole, suite à la controverse qui a éclaté le mois dernier, autour de l’accès à un éventuel vaccin “pour tous”, tamponné par le laboratoire tricolore – avec une grande maladresse, Paul Hudson, le directeur général, avait alors suggéré que les États-Unis Investir 30 millions de dollars pour soutenir ses recherches serait le premier à être servi en cas de succès. Inaudible en période de pandémie mondiale.