Accueil » News » plusieurs cadres ou proches de FN condamnés par un juge

plusieurs cadres ou proches de FN condamnés par un juge

  • par

Arrangements financiers complexes, un parti qui a forcé ses candidats à payer pour les campagnes, et une association qui a surfacturé les kits (dépliants, affiches, sites Web) comptait sur les coûts de la campagne pour être reconstruite. Un tableau qui a conduit à la condamnation, mardi 16 juin, de plusieurs cadres ou à proximité du Rassemblement national (RN), ex-Front national (FN).

→ COMPRENDRE TOUT. Le rallye national en cour

Par exemple, le juge Frédéric Chatillon, proche conseiller de Marine Le Pen, a été condamné à deux ans et demi de prison, dont dix mois de prison. Cet ancien président du GUD, le syndicat étudiant d’extrême droite, a dirigé l’entreprise de communication au cœur du montage financier. Il a également été condamné à une amende de 250 000 € pour diverses escroqueries et à une longue série de détournement des actifs de l’entreprise au détriment de son entreprise, estimé par le tribunal à 500 000 €.

Trois autres membres de la famille de Frédéric Châtillon ont été condamnés à un à deux ans de prison et deux d’entre eux – son partenaire Sighild Blanc et le comptable agréé Nicolas Crochet – ont été respectivement condamnés à une amende de 100 000 € et 40 000 €. Un dernier prévenu, Axel Loustau, un autre ancien Gud, pour sa part, était complètement détendu.

L’eurodéputé Jean-François Jalkh, avocat du parti, a été condamné à deux ans de prison, dont six mois de prison et cinq ans de prison. Les magistrats pensaient qu’il était « L’auteur du montage financier » et ne pouvait pas l’ignorer « Personnage fictif ».

Le tribunal a infligé une amende de 300 000 euros à Jeanne, la micropartie de Marine Le Pen qu’il a présidée et qui a servi à ces manœuvres, dont la moitié a été suspendue. Wallerand de Saint-Just a été condamné à 6 mois de prison pour les mêmes faits qui auraient été commis par le FN.

La fête évite les grosses amendes

Cependant, l’ancien front national a été blanchi des allégations de fraude dans le financement des élections législatives de 2012; La justice ne l’a condamné que dans une sous-section de l’affaire, supprimant la menace de dommages astronomiques qui auraient déprimé ses finances déjà épuisées.

A l’issue du procès en novembre, l’Etat du parti d’extrême droite avait exigé le paiement de 11,6 millions d’euros pour cette arnaque, ce qui équivaut, selon lui, aux frais électoraux remboursés par l’argent public. Une épée de Damoclès pour la RN qui vient de conclure un accord avec son créancier russe pour reprogrammer un prêt d’environ 9,6 millions d’euros souscrit en 2014.

Mais le tribunal de Paris a déclaré mardi qu’il n’en avait pas trouvé « Des stratagèmes frauduleux » ni preuve de surcharge derrière la livraison obligatoire et uniforme des kits de campagne aux candidats des partis remboursés par l’argent public.

Emplois de fiction de Nicolas Bay et David Rachline

Les juges, en revanche, ont condamné le parti à une amende de 18 750 € « Détournement caché des biens de l’entreprise », le montant maximal d’une telle violation au moment pertinent. C’est bien moins que les 500 000 euros que l’Accusation avait demandés pour obtenir une condamnation pour avoir aidé l’arnaque.

Les magistrats ont donc déclaré le parti coupable uniquement d’avoir bénéficié d’avantages illicites à la société de communication Riwal, notamment l’emploi fictif de deux représentants actuellement élus, Nicolas Bay et David Rachline, de l’achat de matériel et, en particulier, de la récompense au FN d’un prêt sans intérêt de plusieurs millions d’euros pour trois ans.

Dans la section sur les prêts fictifs, le tribunal a estimé les dommages à l’État à environ 860 000 €, à indemniser conjointement par Frédéric Chatillon, Jean-François Jalkh, microparti Jeanne et deux autres protagonistes. Les accusés et le procureur ont désormais vingt jours pour faire appel. Marine Le Pen n’a pas parlé de cette croyance.