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La recherche montre que la réduction aggrave l’inégalité entre les étudiants

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Une étude publiée par l’Université Clermont Auvergne met en évidence une inégalité croissante entre étudiants liée à l’incarcération et à l’enseignement à distance. Cette étude met en évidence les difficultés liées notamment à la connexion Internet et à l’isolement.

L’Université de Clermont Auvergne (UCA) a publié le 10 juin une enquête sur la manière dont les étudiants vivent l’incarcération et l’impact des cours à distance sur leur cursus. Cela montre une exacerbation des inégalités socioéconomiques qui étaient présentes avant la crise sanitaire du coronavirus COVID 19. L’isolement, les difficultés de concentration ou les problèmes de connexion Internet sont les obstacles les plus souvent cités par les étudiants lors de l’enquête: « Seulement 53% des étudiants déclarent avoir suffisamment d’Internet. De plus, près de la moitié des étudiants notent qu’ils sont moins efficaces en travaillant à distance et passent un tiers de moins de temps sur leurs études. Les principales raisons de leurs difficultés de concentration sont la lecture continue à l’écran, le manque d’échanges entre élèves et enseignants et élèves, et enfin des sentiments d’isolement et de solitude. «  Les difficultés liées aux études proviennent de problèmes de concentration, mais aussi de la charge de travail et de la qualité du matériel.

De plus grandes inégalités

Si ces difficultés sont communes à de nombreux étudiants, elles exacerbent les inégalités préexistantes, comme l’indique la conclusion de l’étude: « Ces difficultés sont exacerbées pour les étudiants qui ne disposent pas d’un ordinateur et d’équipements numériques adaptés au travail à distance, d’un environnement calme pour travailler ou qui ont des difficultés financières. » Cette étude, commandée par la direction de l’université, met en évidence des difficultés qui ne surprennent pas le directeur Mathias Bernard: «Nous voyons des différences claires, les conséquences de l’incarcération diffèrent d’un étudiant à l’autre. Il est certain que le sentiment ne sera pas le même pour un élève qui passe seul dans sa chambre CROUS, comme pour celui qui est dans une grande maison avec ses parents. « 

Connexion Internet limitée

La plus grande difficulté technique que rencontrent les étudiants est celle de la connexion Internet. Mauvaise qualité de connexion, équipement défectueux, emballage limité, rien de nouveau pour surprendre Mathias Bernard: «Nous avons fait ce que nous avons pu pour anticiper ces revers, en particulier la fracture numérique, car c’est un vrai problème pour nos zones rurales. Nous avons mis en place un accompagnement dans l’achat de matériel informatique et un accompagnement pour augmenter l’offre Internet des étudiants qui en ont besoin.  » Malgré ces stipulations, 47% des étudiants interrogés ont déclaré disposer d’une connexion Internet intermittente ou insuffisante pour suivre des cours en ligne, comme le montre le graphique ci-dessous:

Moral en berne

La santé mentale des étudiants a également été mise à l’épreuve, selon les résultats de l’étude, le moral des étudiants a chuté de 29 points 1 mois après le début de l’incarcération. En plus des difficultés techniques, il y avait des difficultés psychologiques. Il est clair que l’apprentissage à domicile est plus difficile que personnel. Les étudiants souffraient d’un manque de lien social et de solitude. L’apprentissage à distance n’est pas une solution durable, il y a un besoin pour notre interaction directe entre nos étudiants qui s’exprime de plus en plus « dit Mathias Bernard. En fait, 40% des étudiants ont déclaré que leur efficacité d’apprentissage s’était détériorée depuis l’incarcération.

Pas un énorme abandon

Cependant, les étudiants n’ont pas abandonné, selon Mathias Bernard: « Nous n’avons pas eu un abandon énorme. Malgré tout, il existe des différences entre les secteurs. Par exemple, le tutorat était fourni en sciences ou en santé, tout comme certains examens personnels, de sorte qu’il y avait peu d’abandons, alors que dans d’autres domaines, comme l’anglais, où l’incarcération rendait la pratique orale plus difficile. la langue est plus compliquée. Le chat fait partie de la formation.  » Le nombre d’élèves qui abandonnent dépend également de la taille des promotions: plus il y a d’élèves, plus la part de décrochage scolaire est importante. Pour l’administration universitaire, l’incarcération rappelle à chacun la nécessité d’un contact humain lors de l’apprentissage, mais aussi la nécessité de fournir des lieux de travail tels que des bibliothèques ou des salles informatiques pour assurer les mêmes opportunités à chacun. de succès.

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