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Manifestation pour la santé et médico-sociale: entre 6 000 et 13 000 personnes dans la rue

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Photo Progrès / Sylvie MONTARON

Samu: « Nous ne voulons pas d’une médaille de chocolat »

Les membres des SAMU 69 et 38 étaient également présents dans le cortège. « Cette période a été marquée par beaucoup de stress, d’insécurité matérielle et médicale », a expliqué un médecin « épuisé » qui souhaitait rester anonyme.

Mais là aussi, les soignants ont ressenti « moins de souffrance à l’hôpital ». Alors qu’aujourd’hui le retour à la situation précédente, « sans honte et sans complexe », est très mal vécu, explique ce médecin. « Encore une fois, il n’y a plus de lits en aval et nous passons notre temps à nettoyer les affaires administratives au lieu d’être avec le patient », se plaint-elle.

« Nous travaillons 12, 13 parfois jusqu’à 24 heures d’affilée »

« Nous demandons une évolution de notre récompense parce que nous sommes très peu payés pour le travail effectué et les limites; nous demandons de meilleures carrières, du temps et des recrutements pour pouvoir récupérer car nous travaillons 12, 13 parfois jusqu’à 24 heures sur un « , explique-t-elle.

« Nous ne voulons pas de médaille de chocolat », a ajouté le médecin, tandis qu’un collègue a évoqué les stylos et rubans « Team HCL » remis aux agents par la direction. « Nous ne voulons pas du symbolique, nous voulons du concret. »

L’événement en photos


Photo Progrès / Sylvie MONTARON

« Même si c’était difficile, il est difficile de reprendre un fonctionnement normal », sur le disque de Croix-Rousse

L’unité de soins intensifs de l’hôpital Croix-Rousse était au cœur de l’épidémie de Covid-19. « C’est un service où règne un esprit de corps, un ridicule, mais pour la première fois nous avons été ébranlés, il n’y a plus eu de rire. Les gens ont été stupéfaits », a expliqué Xavier Forel, infirmier de ce service, émotivement 15 jours les plus difficiles au cours desquels le service a vu plusieurs jeunes patients décéder en quelques jours.

Mais Xavier Trout souligne également le côté «fantastique» de cette période où l’équipe et les «personnes extérieures» se sont adaptées à toutes les situations.

Le gros problème: les remplacements à l’hôpital public

Soudain, « il est maintenant presque difficile de reprendre un fonctionnement normal, lourd, administratif et complexe lorsque nous avons vécu quelque chose de doux et d’excitant, même si c’était difficile », note-t-il.

Une vingtaine de membres du service sont au rendez-vous, dont «beaucoup de jeunes», note Xavier Forel. Ils demandent une augmentation de salaire, « pour être au niveau européen », mais « il faudrait aussi mettre en place une chirurgie pour les remplacements à l’hôpital public car c’est 70% des problèmes », estime infirmière.

16h30 : une partie du cortège est toujours avenue Félix-Faure au niveau de la rue Léon-Jouhaux. La circulation des bus reste perturbée.

16 h 15 : les manifestants se répandent.


Photo Progrès / Sylvie MONTARON

Chez Saint-Jo Saint-Luc nous attendons toujours les bonus

Une cinquantaine d’agents de l’hôpital Saint-Joseph Saint-Luc étaient dans le cortège, dont Ratiba, infirmière auxiliaire, et Magda, infirmière.

« Nous sommes fatigués, mais nous avons encore la force de marcher et de réclamer. La direction annonce un bonus, mais cela n’affecterait que 40% du personnel … Nous attendons de voir. »

15 h 25 : L’événement arrive pour l’Agence Régionale de Santé (ARS), située rue Garibaldi.

« Le temps n’est plus aux applaudissements, mais à la mobilisation », exhorte un militant de la TCC au micro, pour le service régional de santé, qui appelle notamment à une augmentation de salaire de 300 €, la fin des fermetures de lits et des suppressions d’emplois.

Les discours se succèdent devant l’ARS, où un hélicoptère survole la zone.

15 h 10 : la police utilise des gaz lacrymogènes

Des projectiles auraient été lancés sur la police, qui a utilisé des gaz lacrymogènes et repoussé le chef du cortège, actuellement au coin de la rue Garibaldi et de l’avenue Félix-Faure.

Les membres de la sécurité de la CGT ont demandé aux manifestants de rentrer et de prendre la rue Léon-Jouhaud.

15 heures : 13 000 manifestants selon les syndicats, 6 000 selon la police

Après quelques tensions au coin de la Jules-Jusserandstraat face à la police, le chef du cortège continue.

Les organisateurs annoncent 13 000 manifestants, tandis que la police dénombre 6 000 personnes.


Photo Progrès / Anne-Laure WYNAR
Photo Progrès / Anne-Laure WYNAR

14 h 50 : quelques tensions à la tête du cortège

Depuis le début de la manifestation, environ 400 personnes, dont de nombreux gilets jaunes, se sont tenues devant la bannière principale.

Certains ne veulent pas respecter l’itinéraire qui devrait les conduire le long de la Jusserandlaan. Ils veulent continuer sur le cours Gambetta, fermé par la gendarmerie.

Les syndicats demandent aux manifestants de continuer.

L’accès à l’entrée du Service régional de santé a été bloqué par la police.


Photo Progrès / Anne-Laure WYNAR
Photo Progrès / Anne-Laure WYNAR

14 heures:

La démonstration de la journée est importante. Alors que le chef du cortège arrive place Ambroise-Courtois, à Lyon 8ème, des centaines de personnes partent encore de la Grange Blanche.

13h30: La manifestation a commencé à Grange-Blanche.

La Métropole de Lyon nécessite plus de moyens pour les prestataires de soins

Le président de la Métropole de Lyon, David Kimelfeld, a profité de sa rencontre avec le président de la République mardi pour réclamer davantage de fonds pour l’hôpital public

« Ce manque de ressources humaines et financières est une constatation de longue date. La crise rend le statu quo d’autant plus insupportable. En tant qu’ancien infirmier, je connais la réalité des conditions de travail des soignants qui sont aujourd’hui comme hier », a expliqué David Kimelfeld. dans un communiqué rendu public le mardi 16 juin.

« Mesures et tarification inégalées pour les activités »

Selon lui « , alors que dans la métropole de Lyon, les hôpitaux risquent de fermer comme à Saint-Genis-Laval ou avant une restructuration majeure comme à Vinatier, la concertation entamée dans le cadre du Ségur de la Santé devrait déboucher rapidement sur des mesures avec portée et tarification inégalées des activités « .

13 heures : Des milliers de personnes ont répondu à l’appel du syndicat

Des milliers de manifestants se rassemblent actuellement devant l’hôpital Édouard-Herriot à Lyon.

« Pas de négociation, nous voulons une réévaluation inconditionnelle », « défendre l’hôpital, arrêter les fermetures de lits et les licenciements », « pas de retour à l’anormal » … font partie des nombreux slogans de la manifestation de la journée.


Photo Progrès / Anne-Laure WYNAR
Photo Progrès / Anne-Laure WYNAR

12 h 30 : des centaines de manifestants devant le centre Léon-Bérard

Les centres de cancérologie, comme le centre régional Léon-Bérard, sont également en grève.

Plusieurs centaines de personnes ont été collectées.

«Nous devons nous mobiliser pour que le modèle du centre de cancérologie continue», explique un soignant.

Une mobilisation exceptionnelle

Au centre Léon-Bérard, il n’y a pas eu de mutuelle depuis dix ans. La mobilisation de mardi est exceptionnelle.

«Dans le cadre du Segur, il y a des négociations, qui ne sont menées qu’avec la fonction publique. Les centres de lutte contre le cancer sont des centres privés d’intérêt collectif. Nous fournissons des services hospitaliers publics dans le domaine de l’oncologie», souligne Christophe Pezet, secrétaire de la délégué CSE et FO.

Au centre Léon-Bérard, selon les manifestants, une infirmière auxiliaire gagne 1300 € net par mois, les infirmières, kinésithérapeutes et radio-opérateur 1790 €.

« Quand on entend environ 250 à 300 euros par mois dans le public, ça nous interpelle », a expliqué le délégué de FO.

Des perturbations des transports sont à prévoir

La manifestation dans le 3ème arrondissement de Lyon, à l’hôpital Édouard-Herriot, peut perturber le flux habituel des transports en commun.

Le parcours de l’événement doit être le suivant: tempo d’Arsonval, cours Albert-Thomas, cours Gambetta, avenue Jules-Jusserand, place de Bir Hakeim, rue Léon-Jouhaux, rue du Pensionnaire, rue Garibaldi.


Photo Progrès / Anne-Laure Wynar
Photo Progrès / Anne-Laure Wynar

10 heures : il y en avait des centaines mardi à 10h00 pour la Médipole Lyon-Villeurbanne, à la demande de la CFDT.

« La santé est malade », ont martelé les manifestants. Ils demandent une augmentation de salaire, suffisamment de personnel et un bonus Covid identique pour tout le monde.

«Il y a une perte de pouvoir d’achat depuis environ 25 ans. Le salaire d’une infirmière n’a augmenté que de 21 euros en 4 ans, celui des infirmières de 15 euros en 4 ans, un ASH (agent hospitalier) de 13 euros en 4 ans. tandis que le salaire minimum a augmenté de 72 euros « , a exhorté la dirigeante syndicale CFDT Annick Julienne. « Si la santé continue comme ça, c’est la désertification à l’hôpital, vous pouvez en être sûr. »

Les soignants du Médipôle, qui fait partie d’Espic, des services de santé privés d’intérêt collectif, ne veulent pas être «oubliés par la crise».

Démonstration à partir de 13h à Lyon

Le syndicat, qui regroupe les syndicats CGT, SUD, FO et les collectifs inter-urgences et inter-hospitaliers, appelle à une grande journée de mobilisation ce mardi 16 juin à Lyon comme partout en France. Plus de 200 rencontres sont organisées à travers la France pour faire pression sur le gouvernement, au cœur de Ségur de la santé (du nom de l’avenue où se situe le ministère), une grande concertation visant notamment à améliorer les conditions de travail. améliorer les soignants et les soins aux patients à l’hôpital. Les augmentations de salaires sont également au cœur des discussions.

A Lyon, une manifestation part de Grange-Blanche à 13h00 pour rejoindre l’Agence Régionale de Santé (ARS), rue Garibaldi, où une délégation est à recevoir.

L’intersyndical avait demandé à rencontrer le président Emmanuel Macron lors de sa visite à Sanofi, à Marcy-L’Etoile, mais c’était une réunion dans la préfecture sans un membre du cabinet présidentiel qui a été accordée et qui a refusé l’intersyndical.