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Dijon. Un magistrat poursuivi pour avoir offert des relations sexuelles à des étrangers en ligne avec sa fille de 12 ans

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Dijonnais, 55 ans, a été inculpé de « provocation, sans conséquences pour avoir commis un délit de nature sexuelle contre des mineurs ». Accusé d’avoir offert à des inconnus des relations sexuelles avec sa fille de 12 ans par le biais d’échangistes, il a admis les faits.

Un magistrat de Dijon (Côte-d’Or), ancien juge des mineurs, a été inculpé à Besançon (Doubs) pour avoir proposé à des inconnus d’avoir des relations sexuelles avec sa fille de 12 ans via des sites internet échangistes. Un juge de famille, cet homme de 55 ans surnommé « le juge libertin » parmi les avocats de Dijon, a reconnu les faits. Cependant, l’actuel premier vice-président du tribunal de Dijon a déclaré qu’il s’agissait de purs «fantasmes» et qu’aucune action n’avait eu lieu. L’enquête semble confirmer ses déclarations, a indiqué l’AFP, le procureur de Besançon, Etienne Manteaux, et des informations confirméesEurope 1.

Vendredi dernier, il a fait l’objet d’une enquête pour « provocation non suivie des conséquences d’un délit de nature sexuelle contre des mineurs », faits qui peuvent être infligés à sept ans d’emprisonnement, et a été libéré sous contrôle judiciaire avec interdiction de lier un emploi à des mineurs a déclaré l’accusation.

« Enquête sous pseudonyme »

La garde du phoque, Nicole Belloubet, « l’a saisi [jeudi] matin le CSM [Conseil supérieur de la magistrature, NDLR] de sorte qu’il y a une interdiction temporaire de pratique « contre ce magistrat », a précisé la Chancellerie. Le CSM se prononcera dans un délai de 15 jours.

L’affaire a commencé en octobre 2019 lorsque l’utilisateur du site de rencontres pour adultes a signalé à l’administrateur qu’un homme avait suggéré que sa fille de 12 ans soit associée à des rapports sexuels. Le site Web l’a immédiatement signalé au tribunal. Par la suite, une « enquête pseudonyme » a été ouverte, confiée à l’Office central de lutte contre la violence à l’égard des personnes (OCRVP), situé à Paris.

Dans ce type d’enquête, un enquêteur prétend être un internaute utilisant ce site et entre en contact avec le suspect sans provoquer l’infraction. « L’homme va lui offrir des relations sexuelles avec sa femme, et alors que les échanges se poursuivent, avec un mineur, sa fille », a déclaré le procureur de Besançon lors d’une conférence de presse. Cependant, lorsque le chercheur demande à concrétiser la proposition, l’homme semble se retirer.

Dans l’ordre de la fantaisie, ne pas agir

Les premières investigations ont ensuite permis de déterminer que le rapport avec l’annonce accusée provenait de quelques magistrats dijonnais qui aimaient les soirées libertines. L’affaire a ensuite été transférée à Besançon, dont le parquet a ouvert une enquête judiciaire pour corruption de mineurs de moins de 15 ans. Le 4 juin, le couple, qui a trois enfants, est placé en garde à vue et des perquisitions sont effectuées dans leurs domiciles et bureaux à Dijon. Des équipements informatiques en particulier ont été saisis « , mais aucun dossier sur la pornographie enfantine n’a été retrouvé à ce stade de l’enquête », souligne Etienne Manteaux. « Elle est restée a priori dans le domaine de la fantaisie, et l’enquête n’a montré aucune action » avec la jeune fille, a-t-il poursuivi.

L’adolescente a été interrogée, « elle n’a été ni violée ni agressée par son père », et une enquête médico-légale a été menée, a indiqué le procureur.
Le suspect est « un homme débordé, qui a pleinement coopéré et a immédiatement reconnu les faits », a indiqué le parquet. Il a licencié sa femme, également magistrat à Dijon, expliquant qu’il était « le seul auteur des messages » proposés par la fille du couple. Elle a été libérée.