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Les échanges reprennent, mais les incertitudes sur le pouvoir d’achat français demeurent

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Pour la quatrième semaine de réouverture après la fin de l’incarcération (du 1er au 7 mai), l’indice Quantaflow / CNCC a constaté un taux de fréquentation de 79% dans les « centres commerciaux » par rapport à la normale, en hausse de près de 10% en sept jours. Pour le Représentant Général du Conseil National des Centres Commerciaux, Gontran Thüring, « si cette évolution se confirme, on peut espérer un retour à un retour à des niveaux d’activité proches de ceux de 2019 ». De son côté, la fintech CDLK a examiné les paiements par carte de crédit de 150 000 personnes. Sur un indice de dépenses début mars, un creux de 47 a été atteint le 24 mars. L’indice est passé à 87 le 29 mai.

Quant à l’institut GFK, partenaire des « Echos » pour un « baromètre de déconfinement », ses experts soulignent la reprise en constatant une augmentation de chiffre d’affaires de plus de 100% du matériel informatique et de la téléphonie durant la semaine du 25 mai, par rapport à la même période en 2019. Les ventes cumulées des sites et magasins de vente au détail d’appareils électroménagers dépassent février depuis le 11 mai.

Dans l'ameublement, les ventes ont repris.

Dans l’ameublement, les ventes ont repris.

Les concessionnaires français voient la fin de la crise. Mais quand certains le voient de près, d’autres le voient de loin. L’association Procos, qui regroupe 300 marques et 60 000 points de vente, a arrêté la semaine du 25 au 31 mai. Les ventes ont augmenté de 7% par rapport à 2019, après 2,5% la semaine précédente. La croissance est en croissance, mais elle est inégale. Un tiers des magasins enregistre une croissance de l’activité de 30%, un bon trimestre (27%) entre 0 et 15%, tandis que près de la moitié stagne voire baisse à -15%. L’équipement de la maison (mobilier, décoration, bricolage) est primordial, avec des sports, des jouets et des textiles pour enfants. La mode, en revanche, ne retire pas ses cintres des étagères.

Paris en dur

Selon Yohann Petiot, le directeur de la Trade Alliance, qui regroupe les grandes marques de vêtements et de chaussures (450 marques, 27 000 points de vente), «Nous étions -11% en ventes la semaine dernière. affaires (par rapport à la même semaine l’année dernière, note). Les achats de rattrapage pour les enfants ont disparu. Le temps a changé et a eu un effet négatif. Quelques points positifs demeurent: le taux de participation augmente, même s’il reste de 20% à 30% en dessous du niveau normal. Et les clients qui voyagent achètent plus.

Cependant, les experts notent la situation critique du commerce parisien. Des touristes sont portés disparus dans les grands magasins du boulevard Haussmann. Le fleuron des Galeries Lafayette ne progresse qu’à 40% ou 45% de sa vitesse de croisière. Les Parisiens aussi, encore nombreux dans le télétravail et peu enclins à prendre le métro. « Les vacances arrivent et les grandes villes se vident. La vente fixée au 15 juillet arrive trop tard pour déclencher le retour des courses « , s’inquiète Yohann Petiot.

Plus de confort pour un éventuel nouveau confinement

A Pornichet, station balnéaire bordant La Baule sur la côte Atlantique, le fleuriste de la place du marché a vécu dimanche sa plus belle fête des mères de son histoire. Le plaisir de donner est revenu dans les espaces verts. Cela pour meubler également l’intérieur. Les ventes de peinture, de teintures, d’articles de jardin, de piscines et de spas ont décollé depuis la fin de l’isolement, a expliqué Thierry Coulomb, président d’ITM Home Equipment (Bricomarché, Bricorama, Brico Cash). Il n’y a même pas de stock pour les piscines en kit! « Nos clients réalisent à la fois les sites faciles qu’ils avaient repoussés, comme la peinture des volets et l’amélioration de leur intérieur ou extérieur, peut-être dans le cas d’un nouveau confinement », analyse l’opérateur. une quincaillerie à Aix-en-Provence.

Les vendeurs de Darty constatent une reprise des ventes de cuisines intégrées et des «projets de maison» reprenant des ventes parallèles d’appareils électroménagers. Un gérant de magasin dans le sud de la France parle même de jours « aussi bons que Noël ».

« L’incertitude persiste pendant la durée de la reprise », estime Thierry Coulomb, qui fait craindre à ses clients la crise économique, le chômage partiel voire le chômage. Un nuage noir qui peut rendre la sortie du tunnel plus difficile.

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