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le massacre de Tit, l’un des crimes les plus horribles commis par le colonisateur français en Algérie

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Ce massacre, perpétré contre une population sans défense le 7 mai 1902, est l’occasion à chaque commémoration de rappeler à la France, ancienne puissance coloniale, ses atrocités contre les habitants du grand sud algérien et de l’Algérie en général, tous deux d’exposer et de classer ces crimes coloniaux comme un crime contre l’humanité et d’éveiller la conscience des jeunes sur la vérité de la période coloniale.

Très attachés aux énormes sacrifices consentis par leurs courageux ancêtres, les habitants continuent de dénoncer sans relâche ces crimes coloniaux commis contre les populations locales qui ont été libérées ce jour-là pour exprimer leur rejet de la présence coloniale et de leurs terres et défendre leur dignité.

Brahim Bouazza, de Tit, descendant de l’un des Chouhada de la région, a déclaré à l’APS que « ce massacre haineux contre ses ancêtres confirme une fois de plus l’inégalité, en force et en matières, entre les Moudjahidin, de différentes régions touaregs. dans le sud de l’Algérie, venu défendre leur patrie, et les forces coloniales dirigées par le sinistre Cottenest.

Armés d’une volonté et d’une foi inébranlables pour le rétablissement de la liberté et de la souveraineté nationale, plus de 144 moudjahidines représentaient les tribus touareg d’Ahaggar, telles que les OuledGhali, Kel-Ghazi, Akel-N’toussit et Atalwayane, bien qu’ils aient levé des armes résiduelles et des équipements, y compris des sabres et des flèches (Alagh in targui), contre les troupes de Cottenest, a-t-il dit.

Utilisant les histoires de ses parents, Brahim Bouazza a parlé de l’infiltration des Moudjahidines dans la région via Oued « Amesra » pour diriger leur attaque contre les forces coloniales, entraînant 72 Shahid tombés sur le complot. pour l’utilisation d’armes lourdes par l’ennemi en terrain découvert.

Entre autres, les moudjahidin décédés dans cette épopée, Hadji Salah, un homme blessé qui a été arrêté à trois kilomètres du lieu de l’accident et tué à froid par les forces de la France coloniale, connue comme le berceau des droits de l’homme, mais qui n’a pas manqué de respect pour les conventions internationales relatives aux prisonniers de guerre, a-t-il dit.

La plupart des tribus touareg ont payé un prix élevé en perdant des courageux martyrs, y compris les Chahid Oumidi, de la tribu des

« Atalwayane », qui a parcouru une dizaine de kilomètres jusqu’au village d’Outoul malgré une blessure profonde et des saignements, avant de succomber à ses blessures.

« La France coloniale a commis de terribles crimes contre les habitants et dans le Grand Sud algérien, qui restent des pages sombres de son histoire », souligne Brahim Bouazza avant d’appeler les jeunes à enquêter sur l’histoire de l’Algérie et à se permettre inspiré par les mouvements de résistance, les soulèvements populaires et les épopées du peuple algérien pour saper son indépendance et sa souveraineté nationale.

Appui nécessaire de la société civile aux efforts de criminalisation du colonialisme

L’association « In-Ekker », intéressée par l’histoire, œuvre depuis sa création en 2011 pour mettre en avant les acquis, la résistance et l’héroïsme de la glorieuse guerre nationale de libération de la région, mettant en lumière les sacrifices qui a amené Chouhada et Moudjahidine lors de la célébration des différentes manifestations et fêtes nationales.

Outre les autres missions de l’association locale, l’entretien et l’amélioration des sites et monuments historiques, monuments à conserver dans la mémoire collective et à faire connaître aux générations futures, en plus de révéler les tendances et les objectifs sournois de la France coloniale en et d’encourager les générations algériennes dans le cadre des efforts de criminalisation de la colonisation française, l’obligeant à reconnaître ses horribles crimes contre le peuple algérien, a déclaré le président de l’association.

A cet égard, Sheikh Litim a rendu compte de la mise en œuvre par son association d’une série d’actions, notamment liées à la restauration de la place des martyrs de la bataille de « Feguiguira », réalisée le 28 décembre 1899 dans la région d’Iguestan près de d’In-Salah, et ont créé 56 Shahid, en plus de développer le lieu de sépulture des Martyrs de la bataille de Deghamcha (5 janvier 1900) dans la région d’In-Salah, après avoir créé 156 Shahids, et diverses actions dans d’autres régions du wilaya Tamanrasset.

Les épopées d’Ilmen à Ahaggar (5 mai 1917), Sidi-Mehani (10 septembre 1960) et celle du M’nit (3 octobre 1960) dans la région d’In-M’guel sont autant de réalisations qui comptent une grande partie de Chouhada et ont marqué l’histoire de l’Algérie en lettres d’or.

M. Litim a également souligné la nécessité de dénoncer les crimes inhumains commis contre le peuple algérien qui s’est courageusement défendu pour obtenir son indépendance et a appelé à une action pour criminaliser le colonialisme et obliger la France à reconnaître ses crimes. contre le peuple algérien, qui reflète le vrai visage hideux et sauvage du colonialisme.