Quatre formules pour financer le parc informatique

ABEILLEde toute urgence, outre la comparaison technique des équipements, toutes les entreprises devraient examiner les avantages et les inconvénients des différentes formes de financement “, souligne Malik Meridja, responsable informatique chez GSEF (entreprise de construction). Si de telles enquêtes étaient menées méthodiquement, les achats en espèces ou avec un simple crédit bancaire seraient largement dépassés, car ils sont moins avantageux. “Lors de l’achat d’un équipement informatique, il est important de prendre en compte le coût total de l’achat, sa revente ou sa vente potentielle. Aucun paramètre ne doit être négligé: montant de la taxe professionnelle, assurance matériel, conséquences de l’achat au bilan et compte de profits et pertes, renouvellement de la flotte. Chaque détail a son importance “, Explique Malik Meridja.
En pratique, il existe essentiellement quatre types de financement: achat de fonds propres, crédit bancaire, crédit-bail et loyer. Ces deux derniers ont été conclus avec une organisation financière qui peut être une filiale directe ou indirecte d’une banque, une société financière indépendante ou un service financier dépendant du fabricant.

Quatre formules plus ou moins flexibles

En cas de paiement en espèces, l’acheteur devient propriétaire du bien. Cela se produit dans le bilan des immobilisations, avec amortissement sur trois ans. Cela signifie que la TVA est récupérée par des tiers et que la taxe professionnelle est due par le propriétaire (en utilisant la valeur d’origine comme base de calcul) tant que le bien est présent dans l’entreprise. Le crédit est un financement par emprunt d’une banque (ou d’un organisme financier). D’un point de vue comptable et fiscal, il s’agit d’un achat au comptant qui ne fait qu’économiser de l’argent. Cette solution n’a aucun avantage, sauf qu’elle est distribuée presque systématiquement aux TPE. Avec un crédit-bail, le propriétaire est propriétaire de l’équipement qu’il loue. Une option d’achat est proposée au demandeur (elle est contractuelle, fixe et irrévocable, pour environ 1% du montant total), afin qu’il puisse acquérir le bien à la fin du contrat. Cet achat à terme intéresse les entreprises qui ne sont pas soumises à l’impôt sur les sociétés (c’est-à-dire le secteur public). Le propriétaire ne payant pas cette taxe, il peut même réduire ses loyers de 3 à 4%. En revanche, l’entreprise doit payer l’impôt sur les sociétés lors de la location. Par rapport à la reprise, les méthodes de calcul sont quelque peu désavantageuses même pour le locataire. Seule la règle du prorata temporis rend la location plus avantageuse: la taxe n’est payée qu’en fonction du nombre de mois de l’année de location du matériel. Enfin, il n’y a pas d’option d’achat, c’est un équipement simple. Le bien loué n’est pas en annexe au bilan, ni dans le compte de profits et pertes, en plus, il est possible de signer un contrat avec le propriétaire pour prévoir les opportunités de développement.