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Légère hausse des prix à la production Bamako Mali

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Le producteur empochera 15 FCfa par kgLe producteur empochera 15 FCfa par kg

La CMDT annonce que le taux de délimitation du champ est désormais fixé à 215 Fcfa. Il s’agit d’une augmentation par rapport aux 200 Fcfa annoncés précédemment. Les raisons ? Le gouvernement a décidé de réorienter la subvention vers le prix de transfert de l’or blanc

Avant le début de l’année de récolte, il est d’usage de déterminer le prix des semences pour les producteurs. La direction générale de la Société malienne de développement textile (CMDT), avec l’accord du gouvernement, informe les producteurs du prix convenu auquel l’entreprise achètera la production. En effet, ce prix a également été établi en collaboration avec des producteurs de coton dans les zones de l’Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN).

Pour expliquer la nouvelle structure de prix aux producteurs, le PDG de la CMDT, le professeur Baba Berthé, a conduit une délégation dans toutes les zones de production de sa structure du 8 au 17 mai. Il était accompagné pour l’occasion de responsables techniques CMDT, de responsables de la Confédération des sociétés coopératives de producteurs de coton aux niveaux central, régional et local. La délégation a également pu s’enquérir du statut de livraison aux producteurs agricoles pour la campagne 2020/2021.

Initialement, le prix au champ garanti pour les producteurs de graines de coton était fixé à 200 FCFA / kg pour la campagne 2020/2021, contre 275 FCFA la campagne précédente, en baisse de 75 FCFA.

Face à cette situation, conjuguée à d’autres difficultés dans le secteur du coton, le gouvernement a trouvé une solution alternative à travers la CMDT. Il a donc été décidé de convertir la subvention aux engrais en bonus sur le prix du kg de semences.
Il est rappelé que l’État a entraîné une baisse du prix du coton en raison de la baisse des prix mondiaux des fibres. Cette situation défavorable est due aux conséquences économiques de la crise des coronavirus.

Par exemple, la livre de coton s’est effondrée à son plus bas niveau depuis 2009 début avril, qui a été affectée par la demande en berne en raison du ralentissement de l’industrie textile, notamment en Asie. De plus, les prix de l’or blanc ont été affectés par le faible prix du baril de pétrole, rendant les fibres synthétiques plus compétitives que les fibres naturelles. Lors de ses conversations avec les producteurs, le PDG de la CMDT ne s’est pas souvenu que notre pays traverse une année difficile avec la crise sécuritaire dans les régions du nord et du centre.

« Cette crise a considérablement affecté les recettes de l’État des parties concernées, car les impôts ne sont plus perçus dans ces régions. Alors que le Trésor est partiellement alimenté par la collecte des impôts, une augmentation des dépenses s’ajoute, car il est nécessaire de Assurer la sécurité des personnes et des biens dans cette partie du territoire nécessite des ressources humaines et matérielles », explique Berthé, ajoutant:« Lorsque nous sommes en difficulté, il est préférable de trouver des solutions internes ».

L’une de ces solutions était la subvention gouvernementale pour les engrais. L’État subventionne les engrais au nom des producteurs depuis des années. À cet égard, le PDG de la CMDT a regretté que la subvention rencontre des difficultés, notamment le non-remboursement et l’utilisation efficace de ces intrants. Un autre problème, selon le professeur Baba Berthé, est la crise sanitaire mondiale, qui a touché tous les États du monde, en particulier le nôtre. Notre pays est confronté à la fois aux crises de sécurité et de santé. Les producteurs sont largement conscients de ces difficultés et des défis à relever pour préserver la santé du secteur. Les producteurs de la CMDT et ceux de l’Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN) ont été invités à faire des sacrifices.

Le PDG a ensuite déclaré que la subvention d’État aux engrais sera désormais redistribuée en bonus au prix de vente des semences. « Nous avons reçu une subvention de 10 milliards de FCFA de l’Etat. Sur la base d’une prévision de production de coton graine de 700 000 tonnes, les spécialistes estiment que chaque producteur pourrait percevoir 15 FCFA par kg de coton graine vendu à la CMDT », a expliqué Baba Berthé. Le prix d’achat du coton graine est essentiellement déterminé en fonction de la réalité des prix sur le marché international.

Cela s’explique par le fait que notre coton n’est pas transformé localement. La chute des cours mondiaux du coton due à la maladie des coronavirus et la guerre commerciale entre les puissances industrialisées ont fait perdre au coton un tiers de sa valeur sur le marché mondial. Cette perte de valeur a nécessairement affecté le prix d’achat du coton graine dans les États africains.

Notre industrie n’est pas la seule touchée, ce sont toutes les autres sociétés cotonnières africaines qui ont le même problème. « C’est ensemble que nous devons relever ce défi », a déclaré le PDG, exhortant les producteurs à ne pas renoncer à leurs objectifs de production fixés dans le plan de campagne.
Élevés par l’explication du patron du géant du coton, les producteurs se sont engagés à investir pour améliorer la production et la productivité …

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La source: Arbre