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Alfortville: coupons de solidarité avec les commerçants

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Si la vie commerciale dans les villes reprend progressivement depuis la déconstruction, toutes les entreprises n’ont pas encore pu lever leurs rideaux de fer. Ce qui met certains trésors dans le rouge.

Pour «soutenir» les petits commerces aux portes toujours fermées, la commune d’Alfortville (PS) vient de rejoindre une plateforme solidaire de coupons, Support-commercants-artisans.fr, offrant aux habitants une «aide en» localisant consommer’. Une première en Val-de-Marne, à côté de villes d’Ile-de-France comme Levallois ou Asnières (Hauts-de-Seine).

« Malgré les aides d’État ou le soutien de l’Ile-de-France, de nombreux commerçants ont exprimé des inquiétudes quant à la reprise de l’activité, que ce soit des déconfinances ou des reculs, comme les cafés, bars, hôtels et restaurants, la mairie d’Alfortville contextualise. Cette plateforme permet aux traders de répondre à leurs besoins de trésorerie avant de rouvrir. « 

Valable jusqu’à la fin de l’année

Les résidents peuvent donc acheter des bons de 20 euros sur le site Supporting-traders-artisans.fr. Cela vaut à l’ouverture des magasins et jusqu’à la fin de l’année. Et pendant ce temps, l’argent va directement aux magasins.

Présenté comme la première plateforme française pour aider les commerçants à mieux communiquer sur Internet, le site petitscommerces.fr s’est porté volontaire pour déployer cet outil numérique au début de la crise sanitaire. Au cours des deux derniers mois, plus de 8 000 entreprises à travers la France se sont inscrites et ont collecté 2,5 millions d’euros de coupons.

« Peut-être que nous pouvons limiter les emprunts »

« Ce système permet aux vendeurs de payer leurs factures, fournisseurs ou eux-mêmes », explique Jonathan Chelet, co-fondateur du site. Les consommateurs peuvent également laisser une note, cela encourage les commerçants et leur permet de rester en contact avec les clients. « 

À ce jour, une dizaine de succursales ont été enregistrées à Alfortville. C’est le cas de Sarah Lima. Installé comme traiteur depuis 2018, le Brésilien vit principalement de services événementiels. Mais depuis trois mois, les ventes ont baissé de 95%.

« Nous survivons toujours avec des repas à la maison car il y a peu de demande de plats à emporter », note-t-elle. L’ouverture de la cuisine coûte souvent plus cher que quelques ventes. Les deux employés sont donc au chômage. Mais il reste des coûts locaux. « Avec ces bons, nous pouvons réduire l’impact de la crise », espère Sarah Lima. En ayant quelques entrées de trésorerie, nous pourrons peut-être limiter les emprunts. » Un bon a été vendu depuis le lancement de la plateforme.

Fermé après une semaine d’ouverture

En plus des restaurants, les entreprises de loisirs s’arrêtent également. Exemple: Superfly. Le premier parc couvert dédié aux sports urbains a également été enregistré. « Nous prenons tout ce que nous pouvons », admet le manager Hugo Perpere.

Le parc a ouvert ses portes le 7 mars et a dû les fermer une semaine plus tard. «Nous avons reçu de très bons retours, de nombreux abonnements. La crise nous a coupés de notre élan », se plaint le manager, qui mise sur« la très forte envie des jeunes de se retrouver »pour se redémarrer dès qu’elle rouvrira. Mais quand ? « Nous avons le plus besoin de cette visibilité aujourd’hui », conclut-il.

A Champigny, aide immédiate

D’autres municipalités travaillent différemment pour soutenir le commerce local. Exemple: Champigny-sur-Marne vient d’annoncer dans le cadre de son plan d’urgence de verser une aide directe de 350 euros aux commerçants qui répondent aux critères de l’Etat « pour compléter le matériel existant et aider à l’achat de matériel de protection » de la santé « .

Les entreprises sont également « exonérées des frais d’occupation du domaine public et ceux qui sont locataires de la ville ne sont pas redevables du loyer ou des charges du trimestre.

Les bons payés aux familles à faible revenu ne devraient être utilisés que dans les magasins de la ville.