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Le département met 200 millions sur la table pour soutenir l’économie locale, « une première »

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Quelques jours avant la réouverture, cet opticien a amené son équipe pour équiper le magasin d’autocollants, de gel désinfectant, de masques, de traces au sol. LOUISE MERESSE / SIPA

  • Le département du Bas-Rhin annonce un soutien à hauteur de 200 millions d’euros pour soutenir l’économie locale.
  • « Un plan de court-circuit Marshall », a déclaré le président Frédéric Bierry, une première pour une communauté départementale.
  • Ce plan sera mis en œuvre très prochainement en trois parties.

Après avoir « fait des trous dans la raquette » en distribuant des masques aux Ehpads selon le directeur départemental du Bas-Rhin Frédéric Bierry, il est temps de soutenir l’économie locale en
en ces temps de crise de Covid-19 … Ce lundi, le ministère a annoncé qu’il mettrait 200 millions d’euros sur la table. « Un plan de court-circuit Marshall. » Ce qui « aide l’Alsace à rebondir ». « 

« Une première pour une communauté départementale dans cette crise, se félicite Frédéric Bierry, qui a un si gros plan pour soutenir l’économie locale. »

Un plan en trois parties

Le plan du Bas-Rhin comprend trois parties. La première consiste à surmonter la barrière de la santé en aidant les commerçants, les restaurateurs et les PME à s’équiper. Accompagnement à l’investissement et à l’achat de matériel médical. « Un soutien était nécessaire pour redémarrer l’entreprise », a indiqué le département. Objectif, protéger les salariés et les clients des petites entreprises de moins de 50 salariés, artisans, traiteurs, associations. Tous liés aux différents secteurs.

Le deuxième objectif est de «garantir la souveraineté économique», ce qui n’est pas forcément le cas, souligne le département, notamment avec l’industrie pharmaceutique, la santé, qui créera également des emplois. Les acteurs du secteur de l’alimentation et de la distribution sont également accompagnés pour promouvoir et connecter les courts-circuits. Mais aussi l’accès aux énergies renouvelables, la mobilité, notamment la localisation du vélo électrique, les travaux publics, le bâtiment, la culture et le tourisme naturel.

Enfin, le troisième objectif est de « soutenir des secteurs stratégiques à fort potentiel de développement qui répondent aux transitions climatiques énergétiques numériques et industrielles ».

Une belle enveloppe à mettre en perspective cependant. En effet, une partie des 200 millions d’euros consiste en un redéploiement de crédits d’investissement, objectifs qui n’ont pu être atteints et qui étaient initialement prévus avant la crise. Les nouveaux fonds approcheraient cependant 130 à 140 millions, estime Frédéric Bierry. Une partie de ce montant pourrait être empruntée car le département peut se targuer d’une réduction de la dette totale de 300 millions d’euros au cours des cinq dernières années, notamment « en réduisant les charges administratives et les encombrements », rappelle le Conseil de faculté. « Nous pouvons le faire », explique Frédéric Bierry. Si nous ne le faisons pas, nous paierons plus tard les dépenses sociales. «