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Le Maroc achète un peu de «Made in France» mais beaucoup de «Made in USA»

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Ce sont deux grands contrats pour les fabricants d’armes français. Selon des sources correspondantes, Nexter a récemment signé un contrat de 200 millions d’euros pour vendre des systèmes d’artillerie Caesar pour camions (170 millions d’euros) et munitions (30 millions d’euros). En outre, selon nos informations, le missile MBDA a vendu des missiles terrestres VL-Mica pour 200 millions d’euros en 2019. Contrats qui pourraient être annoncés lors de la visite d’Emmanuel Macron au Maroc du 12 au 13 février.

Kership contre Navantia

En revanche, le chantier naval espagnol Navantia semble être à la pointe de la vente de deux patrouilleurs Avante 1400 pour un coût estimé à 260 millions d’euros. Cependant, les relations entre le Maroc et l’Espagne ont été tendues fin 2019 en raison de la décision du Maroc d’élargir son espace maritime. L’armée de l’air espagnole a rapidement décollé deux F-18 pour survoler les côtes des îles Canaries. En conséquence, Kership ne laisse pas tomber le drapeau. La filiale Piriou et Naval Group propose des OPV Groit de type Detroit (OPV 90) déjà vendus à l’Argentine (1 450 tonnes). Cependant, ce projet d’acquisition marocaine semble figé compte tenu des événements de fin d’année.

Naval Group, pour sa part, travaille sur un projet de réparation d’infrastructures dans le port de Casabianca, le deuxième au Maroc, pour effectuer la maintenance des navires militaires marocains (trois corvettes Sigma vendues par l’Escaut néerlandais en 2011 et 2012 et la frégate multimissions FREMM vendue en 2008) ainsi que des navires étrangers. Enfin, le Maroc souhaite acheter des sous-marins sur le long terme et a déjà consulté de grands constructeurs tels que TKMS, Navantia et Naval Group.

La France loin derrière les États-Unis

Sur la période 2008-2018, la France a vendu 1,8 milliard d’euros d’équipements militaires, dont une frégate FREMM en 2008 (Naval Group) et deux satellites espions en 2013 (Airbus et Thales). Deux très bonnes années pour la France au Maroc, où les constructeurs avaient atteint des niveaux de commandes très rares: 874,3 millions d’euros, puis 584,9 millions d’euros. Au-delà de ces deux années exceptionnelles, les ventes des industriels français au royaume marocain ont été en moyenne très modestes de 38,6 millions d’euros sur une période de onze ans (entre 2,3 millions d’euros en 2017 et 89,9 millions d’euros en 2016).

En revanche, le Maroc est un excellent client de l’industrie américaine de l’armement, qui a retroussé ses manches en 2019 car le Maroc s’intéressait beaucoup aux systèmes d’armes « Made in USA ». coûteux. Lockheed Martin doit moderniser 23 F-16 sur 24 achetés en 2008 à hauteur de près d’un milliard de dollars (F-16V) et assurer la maintenance opérationnelle continue des F-16 (250 millions de dollars). ). Le Maroc a également commandé des munitions pour ses F-16 (209 millions). Surtout, Rabat a décidé d’acheter 25 nouveaux F-16C pour 3,7 milliards de dollars.

De son côté, Boeing devrait vendre 36 hélicoptères d’attaque AH-64E Apache pour un coût estimé à 4,25 milliards de dollars, ainsi que trois hélicoptères CH-47D Chinook (134 millions de dollars). Enfin, Raytheon participe à la fête américaine en vendant mMissiles antichars à guidage par fil TOW-2A pour un coût estimé à 776 millions de dollars. Ou un incroyable jackpot de 10,38 milliards de dollars en 2019! Et si nous ajoutons 2018, leLe montant est de 11,6 milliards. Le Département d’État a approuvé la modernisation de 162 réservoirs Abrams en 2018 pour un coût estimé à 1,25 milliard de dollars (General Dynamics).

Aide très généreuse de l’Arabie saoudite

Des alliés proches malgré certaines tensions au printemps dernier, le Maroc et l’Arabie saoudite examinent désormais un aspect de l’accord de défense signé en décembre 2015: la coopération industrielle. Lors de la 2e commission bilatérale, qui s’est tenue à Rabat les 3 et 4 décembre, Ryad a annoncé sans plus de détails un plan d’aide pluriannuel de 22 milliards de dollars pour la formation, la logistique et l’industrie locale de l’armement.