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Internet et l’inclusion ne sont pas si bons pour l’environnement

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Les émissions de gaz à effet de serre (gaz à effet de serre) diminuent considérablement avec l’inclusion, mais l’utilisation d’Internet par les ménages explose. Et ce n’est pas si vert.

Près de 4% des gaz à effet de serre mondiaux: c’est ce qu’émettent nos promenades de l’après-midi sur Netflix, nos vidéoconférences à travers le monde et d’autres utilisations répandues des technologies de l’information et de la communication (TICS).

Difficile à croire? C’est pourtant ce qu’une étude Le projet Shift, un groupe d’experts français. Cet impact environnemental est supérieur à celui du trafic aérien.

La demande d’Internet a tellement augmenté au cours de la dernière décennie que les TIC sont devenues le moteur de la consommation d’énergie, confirme Elizabeth Jardim, responsable des campagnes de sensibilisation pour Greenpeace USA, qui milite pour une transition numérique verte depuis des années.

La pandémie de COVID-19 n’a pas amélioré la situation. Le télétravail s’est généralisé et le divertissement est de plus en plus demandé sur Internet. Le trafic Internet quotidien dans les pays fermés a augmenté de 35% et 60%, selon les estimations d’Omdia, une coalition de plusieurs agences de recherche britanniques.

Serveurs puissants derrière le cloud

Plus une activité Internet a besoin de données, plus elle prend d’énergie, explique Elizabeth Jardim.

Les vidéos en ligne sont très gourmandes. Ils représentent 60% du trafic mondial de données, selon un rapport de 2019 de Sandvine, basé en Ontario.

Les gens pensent que le « cloud » [nuage de données] est quelque chose de très virtuel. Ils ne voient pas les centres de données qui le produisent qui sont très physiques, dit le militant Greenpeace USA.



Les radiateurs radiants, les centres de données doivent être constamment refroidis pour éviter les pannes, ce qui obscurcit leur empreinte carbone.


© Jonathan Nackstrand / Getty Images
Les radiateurs radiants, les centres de données doivent être constamment refroidis pour éviter les pannes, ce qui obscurcit leur empreinte carbone.

Réunissant les serveurs et l’infrastructure informatique essentiels au fonctionnement d’Internet, ces centres de données nécessitent une énorme puissance pour fonctionner.



Selon un guide de bonne utilisation des TICS de l'agence française de transition énergétique, l'envoi de 33 emails de 1 Mo à 2 destinataires par jour et par personne et par an génère des émissions équivalentes à 180 kg de CO2, soit plus de 1000 km voyagé en voiture.


© / Radio-Canada
Selon un guide de bonne utilisation des TICS de l’agence française de transition énergétique, l’envoi de 33 emails de 1 Mo à 2 destinataires par jour et par personne et par an génère des émissions équivalentes à 180 kg de CO2, soit plus de 1000 km voyagé en voiture.

C’est toujours un matériau exhaustif à base de métaux rares, a ajouté Fabrice Flipo, professeur de philosophie sociale et politique à l’Institut Mines-Télécom Business School, et co-auteur du livre La face cachée du numérique.

Les déchets électroniques que ces matériaux forment à la fin de leur vie ont également des conséquences importantes pour la planète.

Aussi simple que cela soit de comprendre quand on vous dit que la biologie est bonne pour l’environnement, le vélo est bon pour l’environnement, mais ici pour Internet cela n’a pas beaucoup de sens, il admet.

Adoptez un clic vert

Fabrice Flipo constate depuis deux ou trois ans qu’il est conscient de l’impact des TIC. Mais il craint que l’amélioration constante de cette technologie pour faire face à l’explosion de la demande ne soit bientôt plus durable pour la planète.

Il a mentionné le déploiement à grande échelle de la 5G, qui encouragera une plus grande connectivité et nécessitera encore plus d’énergie.

Pour limiter les dégâts, Paix verte Les géants du Web utilisent des énergies renouvelables depuis plusieurs années pour alimenter leurs centres de données.



Depuis 2012, l'organisation internationale Greenpeace publie des rapports intitulés Click Clean avec une liste des obligations environnementales et des réalisations des géants du web.


© Justin Sullivan / Getty Images
Depuis 2012, l’organisation internationale Greenpeace publie des rapports intitulés Click Clean avec une liste des obligations environnementales et des réalisations des géants du web.

Facebook, Apple, Google et YouTube sont parmi les bons étudiants du rapport 2017 et consomment principalement de l’énergie verte, contrairement à Amazon, Netflix et Spotify.

Elizabeth Jardim souligne que des initiatives peuvent également être prises sur une base individuelle.

Les citoyens peuvent également aider à faire pression sur les géants du Web pour qu’ils fassent une transition verte, explique Elizabeth Jardim. Pour le militant de Greenpeace USA, le plus important est d’être conscient de cette demande énergétique liée à l’utilisation d’Internet.

Fabrice Flipo estime que des solutions collectives sont nécessaires. Ce n’est pas seulement le béton qui aura un impact, mais le type d’utilisation qui est encouragé