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Pesticides: Générations Futures Bordeaux confiant dans la décision du Conseil d’Etat

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Le 30 mars, le ministère de l’Agriculture a publié un communiqué de presse sur son site

« Nonobstant, jusqu’au 30 juin 2020, il est possible de réduire les distances à 5 et 3 mètres dans les départements une fois la concertation entamée – sans attendre leur validation – et les agriculteurs utilisent des équipements de haute qualité comme le prévoit l’arrêté ministériel (voir la circulaire du 3 février 2020). « 

La Gironde, terre de viticulture, passe en premier. Dans leur charte du bien-être, les agriculteurs ont officialisé leurs obligations au niveau départemental. Ils se sont notamment engagés à pulvériser à trois mètres sous réserve d’utilisation « l’équipement le plus respectueux de l’environnement, en particulier des buses avec buses anti-dérive.

La charte devait faire l’objet d’une consultation publique, la préfecture devait ensuite la valider. Cependant, l’isolement a rendu impossible la tenue de la consultation publique. C’est en ligne que les Girondins ont pu s’exprimer du 30 avril au 30 mars. Deux associations girondines ont également contesté la méthode.

Exposition aux pesticides pour les résidents incarcérés

Une procédure de consultation controversée qui suspend donc le ministère de l’Agriculture. L’exemption permet de «contourner» est outrée par les générations futures. Avec huit autres associations, elle a introduit deux recours auprès du Conseil d’État.

Il suffit d’un simple projet de charte pour pulvériser des produits toxiques à des distances encore plus rapprochées des habitations et des voisins, jusqu’à fin juin, quand la propagation est nombreuse!

Une préoccupation partagée par la Confédération paysanne. Dans un communiqué de presse, le syndicat plaisante sur l’attitude du ministère de l’Agriculture selon laquelle « sous couvert de coronavirus, a accordé une dérogation générale au dispositif qu’il proposait! « 

Dominique Techer, le président, parle d’un « signature blanche« décerné aux agriculteurs.

C’est une barre ouverte à cause du virus corona « quand » la saison bat son plein. Il y a déjà pas mal de plaintes de résidents. La situation climatique est très délicate. Les viticulteurs qui doivent protéger leurs vignes sont très stressés et craignent que la moisissure ne commence. Nous leur donnons une sorte de signature vierge.

Le Collectif Info Médoc Pesticides et Alerte Aux Toxiques s’appuie sur les annonces des réseaux sociaux concernant le traitement des vignerons, minoritaires, qui leur communiquent. Marie-Lys Bibeyran confirme qu’elle a reçu de nombreuses questions des résidents: Comment savoir quel produit est distribué? Est-il normal que mon voisin se traite à nouveau?  » ….

Avec l’incarcération et depuis lundi, le télétravail se poursuivant, des familles entières ont été exposées à des pesticides. Ils étaient moins conscients de la fréquence et des inconvénients de cette propagation.

L’Association pour la protection de l’environnement, générations futures, considère cette propagation encore plus dangereuse lors de l’épidémie de coronavirus:

ATMO-France considère l’exposition chronique à la pollution atmosphérique comme un facteur aggravant les effets de l’infection par Covid 19. Dans de telles conditions d’hygiène, il serait justifié de garder les pulvérisations de pesticides loin des habitations. les habitants des agglomérations.

Utilisation de produits qui ne sont plus autorisés

Plus que la distance, la fédération paysanne stigmatise les produits utilisés. Le syndicat des agriculteurs défend l’abandon des pesticides et refuse de signer la charte du bien vivre en Gironde
Il n’interdit pas l’utilisation de certains produits qui n’ont plus d’autorisation de mise sur le marchéParce qu’ils sont classés CMR1 (cancérigène, mutagène, reprotoxique avéré), la fédération paysanne note:

C’est le cas des produits utilisés à l’école de Villeneuve de Blaye en 2014 qui avaient causé des dizaines de malaises aux enfants. Un délai de grâce est accordé pour leur utilisation d’année en année.

Comme Generations Futures, le syndicat dénonce un « parodie de démocratie citoyenne« .

On nous permet de parler et au final c’est la FDSEA qui décide et le préfet qui validera. Nous faisons 25% des voix. Coordination nationale, moitié. Nous sommes également issus de la profession.

Selon Dominique Techer, porte-parole du syndicat agricole de Gironde, les vignerons n’améliorent pas leur image, même s’ils souffrent de mauvaises ventes à Bordeaux depuis mars 2018:

Plus nous tergiversons, plus il est difficile de bouger, plus il se cassera. Quand vous faites une promesse, vous obtenez la grâce pendant quinze minutes, mais si la promesse n’est pas tenue, c’est terrible.

Au lieu d’acheter de nouveaux équipements, tels que des sprinklers avec des sprinklers anti-dérive, la fédération des agriculteurs encourage les conversions en agriculture biologique. Il est basé sur une étude réalisée en janvier 2020 par ATMO-Nouvelle-Aquitaine qui « a souligné que les substances actives trouvées dans les échantillons prélevés dans le nord du Médoc à St-Estèphe ont également été retrouvées à très grande vitesse dans les échantillons prélevés dans le jardin botanique du centre de Bordeaux, plus d’une heure en voiture et plus à 60 km« .

« Quel est l’intérêt d’étudier, nous ne prenons pas en compte les résultats. Cela finira comme de l’amiante. Nous avons découvert, nous connaissons les effets et nous ne faisons rien » Dominique Techer se plaint.

À la fin de l’audience de mardi, le Conseil d’État a demandé au ministère de l’Agriculture de corriger la communication sur son site.
Générations Futures s’en réjouit:

C’est une première victoire, mais cela reste l’instruction technique de février 2020, qui permet de s’écarter des distances de sécurité une fois la procédure de consultation engagée, ce qui est également exigé par les associations. À la fin de la semaine, nous saurons si le Conseil d’État répond à nos attentes à cet égard.

« Nous sommes confiantsConfirme Cyril Giraud, porte-parole bordelais de l’association Générations Futures, nous espérons que le Conseil d’Etat se souviendra de la loi et demandera au ministère d’attendre que les chartes soient validées par la préfecture.

La consultation en ligne est terminée en Gironde. Environ 1 000 employés ont répondu. La Chambre d’agriculture les étudie. Début juin, elle envoie son dossier à la préfecture.