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Coronavirus: selon la Banque de France, le ralentissement économique s’est atténué en avril

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Quel est le prix de la crise sanitaire du virus corona Covid-19 pour l’économie française? Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a tenté de tenir la comptabilité. Et interrogé sur France Inter, il a soufflé chaud et froid

Avant le froid, il n’a pas caché l’ampleur du choc provoqué par la crise. « Le confinement nous a coûté près de 6% de croissance annuelle […] et la perte au cours de l’année sera bien plus importante que cela « , a-t-il déclaré. Pour l’homme sexy, il a laissé entendre que cela se serait amélioré un peu en quelques semaines. « Nous avons atteint 5 points d’activité de fin mars à fin avril », a-t-il expliqué avant d’ajouter, « fin mai, notre ambition est d’atteindre 10 points d’activité ».

Il y a environ un mois, ses services estiment même que la crise sanitaire et la gestion de mardi ont entraîné une perte de PIB de 32% par rapport à la normale sur une semaine, à un nouveau point économique, ils estiment que la « nouvelle estimation pour une semaine moyenne » d’incarcération en avril est d’environ – 27% « .

Une perte en baisse, selon la Banque de France, due à une amélioration de l’industrie manufacturière (hors agroalimentaire) et des services marchands, mais pas dans la construction.

Devrait être plus mince en mai avec déconfinition

Et si François Villeroy de Galhau espère que l’amélioration se poursuivra en mai, c’est sans doute principalement parce que, comme le montrent les perspectives de la Banque de France, « pour le mois de mai et le début de Les dirigeants interrogés viennent de leur incarcération et prévoient de redémarrer partiellement leur activité dans la plupart des secteurs (hors restauration et hébergement). « 

Bonne nouvelle à prendre avec prudence car la situation est difficile à définir. Au point que, « compte tenu des grandes incertitudes sur les modalités et la rapidité de la fin de l’incarcération », la Banque de France ne publiera pas de prévision d’évolution du PIB pour le trimestre en cours.

Cinq jours de fermeture moyenne de l’industrie …

Malgré toutes ces incertitudes, les études économiques de la Banque de France permettent de dresser un tableau un peu plus précis de l’impact du virus corona Covid-19 sur les entreprises françaises. Et surtout en termes de jours de fermeture exceptionnels.

Le secteur a donc connu en moyenne 5 jours de fermeture exceptionnelle en avril, alors que dans les services il a en moyenne 9 jours. Bien entendu, ces deux chiffres couvrent de grandes différences par domaine d’activité. Dans l’industrie, la pharmacie mais aussi l’industrie alimentaire ont été les moins touchées avec une moyenne de seulement deux jours de fermeture. Il est vrai que ces secteurs étaient soumis à une pression particulière. Loin des 11 jours observés dans les moyens de transport et donc la voiture.

… Nouveau dans les services

Dans les services, la restauration et l’hébergement sont, sans grande surprise, les plus défavorisés avec pas moins de 24 jours de fermeture exceptionnelle en moyenne sur le mois. Avec 12 jours de congé, la réparation automobile est également l’un des grands perdants de cette période de crise.

Le secteur des services est également celui qui a le plus résisté grâce au télétravail. « Dans les services, 39% des chefs d’entreprise interrogés ont déclaré utiliser le télétravail contre 16% dans l’industrie et 14% dans la construction », précise la Banque de France. Et de préciser que trois secteurs de services utilisent le télétravail à plus de 70%: l’édition, l’informatique et les activités juridiques et comptables.