Accueil » News » Champigny lance un plan d’urgence de 1,7 million d’euros pour faire face à la crise

Champigny lance un plan d’urgence de 1,7 million d’euros pour faire face à la crise

  • par

Limiter l’ampleur de la crise sociale associée à la crise sanitaire actuelle. C’est l’objectif des élus de Champigny. Jeudi matin dernier, le maire du PCF, Christian Fautré, a tenu une conférence de presse pour présenter son « plan d’urgence municipal d’une valeur de 1,7 million d’euros ». Un panel de mesures qu’il a présenté mercredi aux présidents de groupe du conseil municipal, dont les actions entreront en vigueur la semaine prochaine « en faveur du déconfinancement » des Campinois.

« Ce qui va arriver dans les prochains mois va être très difficile socialement, nous prenons nos responsabilités », a annoncé Christian Fautré, candidat à son suivi des élections municipales, dont le procès n’est pas encore achevé. Si le deuxième tour des élections n’a pas lieu en juin, un conseil municipal sera convoqué pour voter officiellement sur toutes ces mesures, mais elles s’appliquent déjà.

Bons pour les plus vulnérables

C’est l’une des mesures phares du plan: les familles les plus précaires profiteront de bons la semaine prochaine qui leur permettront d’acheter de la nourriture auprès des commerçants de la ville. « La question alimentaire est essentielle, elle vient juste après celle de la santé, et avec la hausse du prix des aliments, elle est un problème pour beaucoup, même pour les travailleurs », souligne Christian Fautré. 3275 familles, avec un revenu inférieur à 1 500 € si elles ont un enfant et 1 800 € si elles en ont deux ou plus, recevront 100 chèques, plus 50 € pour chaque enfant supplémentaire. Au total, 8 194 enfants, qui ont souvent bénéficié de repas de cantine bon marché, seront concernés par cette mesure, qui coûtera plus de 600 000 euros au total.

Au cours de l’incarcération, la ville avait organisé dix distributions de paniers alimentaires, coûtant « l’équivalent de 20 000 habitants » et « 60 000 € », a indiqué le maire.

Les commerçants ont aidé à s’équiper

En plus de l’argent que les familles dépensent avec des bons à la maison, les commerçants reçoivent une aide directe de la ville. « Nous avons prévu 350 € pour ceux dont les dossiers ont déjà été conservés pour l’aide d’État », a expliqué Christian Fautré. Cela leur permet par exemple d’installer des protecteurs en verre ou d’acheter des masques. Pendant ces deux mois, les commerçants sont exonérés de la taxe de séjour dans le domaine public et ceux qui sont locataires de la ville, comme la librairie de la place Lénine, se voient proposer un quart de loyer.

L’opposition regrette de ne pas avoir été impliquée dans la procédure

La réunion des présidents du conseil municipal de mercredi était la première depuis l’inclusion. Bien que le deuxième tour n’ait pas encore eu lieu, les candidats éligibles à ce délai se sentent exclus de la vie municipale. « J’ai écrit au maire le 23 mars pour dire ma disponibilité, j’ai tendu la main, il ne l’a pas rattrapé, regrette Laurent Jeanne (gratuit!), Qui a gagné le premier tour. Les paniers alimentaires ont été distribués sans impliquer les conseillers municipaux, alors que des candidats de la liste des maires, non élus, ont participé.Ces mesures annoncées ne sont en fait pas un problème, mais en termes de forme c’est une opération municipale ou électorale? Il y a une volonté de ne pas nous donner d’informations et de ne pas discuter des mesures. déplorons, par exemple, les quelques solutions qui ont été mises en place pour garantir la réouverture des écoles et le retour des parents qui doivent retourner au travail. « 

Bonus pour les agents mobilisés

Ils ont passé l’incarcération sur le terrain ou dans leur bureau. Pour les élus municipaux qui devaient assurer le service public pendant ces deux mois, la ville offre une prime en fonction du nombre de jours travaillés. 240 000 € y sont dépensés. Certains agents devraient recevoir « minimum 500 à 600 € ».

Le soutien pédagogique au cœur du système

Préoccupée par le décrochage scolaire de certains enfants et par les problèmes de connexion informatique de nombreux enfants, la ville débloque 50 000 € pour acheter des fournitures scolaires, du papier, de l’encre, des connexions Internet, des livres. Christian Fautré prévoit même d’acheter des carnets de vacances pour tous les étudiants.

Des événements, comme ceux qui ont lieu chaque année à Bois-l'Abbé, peuvent avoir lieu cet été.LP / Laure Parny
Des événements, comme ceux qui ont lieu chaque année à Bois-l’Abbé, peuvent avoir lieu cet été.LP / Laure Parny

Les quartiers apprécieront les divertissements cet été

Quiconque dit que l’incarcération et les difficultés sociales diront que peu d’entre eux partent en vacances cet été. Les élus de Champigny perçoivent déjà la déception des habitants pour l’annulation de Champigny-plage, qui connaît un succès considérable chaque mois de juillet. « Nous multiplierons, si cela est permis, les espaces de divertissement à travers les quartiers d’après le modèle de Croquez l’été », assure Christian Fautré, qui actuellement ne sait pas si les centres de loisirs peuvent être ouverts.

Nombreux achats de masques, gel …

Les 70 000 masques achetés par la seule ville pour en approvisionner deux par ménage représentent une facture de 260 000 €. Pour fournir aux 36 écoles suffisamment de matériel pour la récupération: 20 000 €. Pour protéger les agents: 50 000 €. Deux associations, Secours populaire et Emmaüs, ont déjà été accompagnées en cas d’urgence. Les coûts d’ouverture du centre de Covid ne sont pas encore consolidés, mais seront importants.

La croissance démographique finance une partie du plan

Comment financer de telles mesures dans les situations d’urgence? La mairie s’assure qu’une part importante (500 000 €) provient de l’augmentation des assiettes fiscales due à l’augmentation du nombre d’habitants. La métropole a promis 160 000 € en financement solidaire, l’Etat remboursera 150 000 € pour l’achat de masques, certaines annulations comme Champigny-plage permettent de « détourner des crédits ». « Nous allons également réduire notre autofinancement de manière ponctuelle, à savoir 350 000 € récupérés », a indiqué le maire de Champigny. Et nous demanderons une aide d’État pour les 300 000 € manquants. «