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Ces très petites entreprises qui risquent l’emprisonnement dans le Val-de-Marne

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Quand elle regarde la quantité de vêtements de printemps et d’été qui remplissent une pièce de sa maison à Villiers-sur-Marne, Sandrine Santo a les larmes aux yeux. Elle se demande si elle n’envisage pas la faillite de son entreprise dans sa salle d’exposition, qui doit être fermée en raison de l’incarcération. La jeune femme a démarré son entreprise de confection il y a 2 ans et devrait voir ses ventes augmenter cette saison.

« Au lieu de cela, je détiens 40 000 € de marchandises », soupire le responsable. Le prêt-à-porter nécessite de passer une commande un an à l’avance et un minimum d’achats auprès de Sandrine Santo est requis pour chaque marque vendue. La collection printemps-été venait d’arriver chez elle lorsque le confinement a commencé. Depuis lors, elle a fait tout son possible pour maintenir sa marque en vie sur son site, offre une remise spéciale «confinement» sur les commandes, hors expédition pour ses clients, fournit des appels vidéo pour montrer les produits aux acheteurs, mais pas ce qui est couvrir les frais …

« Je ne sais pas si l’entreprise peut continuer »

« L’été dernier j’avais 1000 € pour créer mon site, puis 300 € par mois pour l’héberger, le comptable me coûte 600 € par mois, j’ai des frais de gestion de compte à la banque … L’assurance ne marche pas, j’ai un déposé auprès du Fonds de solidarité de l’État. Mais je ne sais pas si l’entreprise peut continuer. « 

De nombreux soldes pour les petites entreprises devraient être déposés à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Val-de-Marne à la fin de ce mois et début mai. « Les indépendants ou les entreprises avec un seul salarié sont particulièrement menacés de fermeture, ils ne sont pas armés pour faire face à tant de jours d’inactivité », a expliqué Patrice Charron, responsable des communications à la CCI. Nous espérons que certains n’interrompront leur activité, par exemple pour reprendre en septembre, que lorsque l’économie commencera à se redresser. « 

Sandrine Quintard, créatrice de bijoux et d'objets en tissu, souffre économiquement de l'enfermement. DR
Sandrine Quintard, créatrice de bijoux et d’objets en tissu, souffre économiquement de l’enfermement. DR

Sandrine Quintard, elle ne sait pas si sa micro-entreprise d’accessoires de joaillerie en tissu cousu main se remettra de cette crise. C’est à Champigny, dans la chambre d’amis de sa maison, que la créatrice réalise ses pièces. Ce printemps, elle allait vendre dans diverses boutiques, mais aussi dans des marchés de créateurs ou dans des festivals comme l’Ecozone de Nanterre (Hauts-de-Seine).

« Mon entreprise a commencé à démarrer, mais sans pouvoir atteindre les clients, c’est difficile »

«J’ai payé mes places pour exposer et mon équipement de base», se plaint la fondatrice de Ding-a Diling, une ancienne assistante de garde qui a également passé du temps à coudre des masques pour tout le monde autour d’elle. Il multiplie également les actions sur Internet. En plus de son site, il participe à des opérations telles que les « makers printaniers » ou des concours qui mettent en avant les marques. «La fabrication de bijoux est hyper-compétitive. C’est là que mon activité a commencé à décoller, mais sans pouvoir aller au marché pour les clients, c’est difficile, regrette cette maman d’une fillette de 8 ans qui travaille ses créations 7 jours sur 7. J’espère tenir le coup si les commandes se maintiennent un peu, notamment grâce aux réseaux sociaux. «