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Pourquoi Schneider Electric a cassé sa tirelire pour acheter un logiciel RIB

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L’opération a été annoncée à la mi-février, deux mois plus tard, malgré la pandémie de Covid-19 bloquant un certain nombre de projets au sein de l’industrie française. À la mi-février, Schneider Electric a dévoilé son offre de 1,4 milliard d’euros pour acquérir une participation majoritaire dans le fournisseur allemand de logiciels de construction. Le groupe français a précisé mardi 28 avril que 76,63% du capital social et des droits de vote de RIB avaient été apportés à l’offre à l’issue de la période d’acceptation initiale ou acquis en dehors de l’offre.

« Une nouvelle période d’acceptation de deux semaines commence aujourd’hui et se termine à minuit le 11 mai 2020 », dans laquelle les actionnaires de RIB qui n’ont pas apporté leurs actions peuvent accepter l’offre, a ajouté Schneider dans son communiqué de presse.

Une entreprise en pleine croissance

Avec cette opération, le fabricant français d’équipements électriques souhaite se développer dans les logiciels de construction, spécialité de Rib Software. Rib Software, fondée en 1961, est basée à Stuttgart (Allemagne). L’entreprise compte 1 200 employés dans 30 pays. Il a réalisé un chiffre d’affaires de 214,3 millions d’euros en 2019, soit une augmentation de 57%.

L’offre publique d’achat représentait 29 euros par action, une prime de 41% par rapport au cours de clôture de Rib Software le 12 février. Le groupe français a reçu le soutien du conseil d’administration du groupe allemand.

« Les bâtiments du futur seront tous numériques et tous électriques »

Cette transaction « renforcera les capacités de Schneider Electric en matière de cycle de vie de numérisation des bâtiments », a salué Schneider Electric en février. L’acquisition vise à devenir l’un des principaux fournisseurs de solutions de bâtiments intelligents. En 2018, les bâtiments et les centres de données représentaient déjà 50% du chiffre d’affaires de la société française.

« Schneider Electric est convaincu que les bâtiments du futur seront entièrement numériques et entièrement électriques. Ces bâtiments intelligents seront plus efficaces et durables grâce à une analyse numérique en temps réel pour des performances optimales tout au long du cycle de vie du bâtiment », a ajouté la société. Schneider Electric rappelle que 40% des émissions mondiales de CO2 sont attribuées à l’industrie de la construction.

« L’engagement pour l’efficacité énergétique et le développement durable »

« Nos résultats sont excellents et atteignent des niveaux records dans tous les domainesJean-Pascal Tricoire, PDG de Schneider Electric, a déclaré lors d’une conférence de presse le mercredi 19 février, la veille de la publication officielle du groupe. En 2019, le chiffre d’affaires du spécialiste français de la gestion et de l’automatisation de l’énergie s’est élevé à 27,2 milliards d’euros, soit une croissance organique de 4,2%.

Le résultat net du groupe atteint 3,4 milliards d’euros, en hausse de 3,4%. Cette performance est toujours tirée par les activités de gestion de l’énergie du groupe (+ 5,2% de croissance organique), tandis que l’automatisation industrielle connaît une croissance plus lente (+ 0,8%). Schneider Electric bénéficie de sa stratégie digitale et de son «Quand on remonte à 15 ans, on parie sur l’efficacité énergétique et le développement durableRésumé de Jean-Pascal Tricoire.

avec Reuters (Henri-Pierre André, édité par Blandine Hénault)