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Les effets de l’inclusion sur les dépenses commerciales et les voyages – Une étude Expensya

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Le confinement pour lutter contre la pandémie a eu un impact majeur sur le monde économique et professionnel, et notamment sur les voyages d’affaires. Expensya, expert en gestion des dépenses, a analysé l’impact de la situation sur les déplacements professionnels et les dépenses professionnelles.
Cette analyse est basée sur l’étude anonymisée de près de 23 millions d’euros de frais professionnels engagés sur deux périodes de deux semaines: pendant l’incarcération (du 23 mars 2020 au 5 avril 2020) et avant l’incarcération (du 17 février 2020 au 1er mars 2020).
Cette analyse montre une très forte baisse de près de 83% des dépenses professionnelles des travailleurs, mais plus intéressant encore, une analyse relative permet d’identifier des effets forts sur les types de coûts encourus. Expensya détecte donc 4 effets majeurs sur les habitudes de déplacement et de dépenses professionnelles en France.

1. Le voyage d’affaires s’effondre

Il n’est pas surprenant que les mesures de restriction et la fermeture des frontières aient entraîné l’effondrement des voyages d’affaires. Cet important secteur est l’un des plus touchés par les mesures actuelles et couvre de nombreux secteurs d’activité: l’hôtellerie et les transports dans le rôle principal.
Les frais d’hébergement lors des voyages d’affaires ont diminué de 96%. Les 4% restants concernent des salariés détenus à l’étranger ou dans une région éloignée du domicile. Sinon, une baisse significative de 88% des coûts de transport aérien a été observée, en particulier en ce qui concerne la fermeture des frontières et la restriction progressive du transport aérien.

2. Coûts élevés pour permettre la mise en œuvre du télétravail: télécommunications, fournitures et équipement informatique

De nombreuses entreprises ont dû rapidement passer au télétravail. Face à ce changement soudain et aux limites des services d’achat centralisés, les travailleurs ont rapidement réagi aux mesures prises et ont massivement acheté l’équipement nécessaire pour travailler à domicile. L’achat de fournitures de bureau a augmenté relativement de 142%.
Nous constatons donc une augmentation des frais de téléphone et d’Internet, des frais d’équipement informatique et même des frais de port. En outre, l’utilisation de services en ligne pour collaborer à distance entraîne de nouveaux coûts, tels que les applications de vidéoconférence. Les dépenses en services d’applications en ligne ont ainsi connu une très forte augmentation relative de 287%.
En conséquence, les dépenses d’accès à Internet ont également augmenté. Ainsi, les services des acteurs des télécommunications sont devenus le principal poste de notes de frais lors de leur inclusion. Une explication possible est que les employés à domicile augmentent la vitesse d’Internet et améliorent leurs abonnements téléphoniques pour compenser l’augmentation de l’utilisation.
Plus surprenant, une augmentation des coûts liés à l’achat de fournitures de bureau a été observée (écrans, imprimantes, souris ou encore chaises de bureau). Amazon et la Fnac font ainsi partie du TOP 10 des traders recherchés par les professionnels sur cette période. Voilà pourquoi les livraisons sont en augmentation et il y a une augmentation relative de 335% des frais d’expédition, des messagers et des autres services de livraison.

3. Les coûts pharmaceutiques sont indiqués dans les notes de frais

La situation sanitaire n’est pas négligée par les entreprises qui remboursent de plus en plus les coûts liés à l’achat d’équipements de protection (notamment les gels hydroalcooliques). De nombreux employés sont remboursés de ces coûts par leur entreprise, en particulier dans les secteurs où les employés continuent de se rendre sur leur lieu de travail. Ces coûts ont été multipliés par 10 au cours de cette incarcération.

4. Augmentation des frais de kilométrage personnel

Paradoxalement, pendant cette période d’incarcération, une augmentation relative de 32,8% de l’indemnité kilométrique a été remarqué. Bien que paradoxale, cette augmentation s’explique par le fait que les véhicules personnels ont été privilégiés au cours des transports publics pendant cette période par les travailleurs des secteurs clés qui n’ont pas pu mettre en place le télétravail (santé, banque, livraison, etc.).

Remboursements les dépenses de transports en commun, et même les taxis et VTC, s’est effondré au cours de cette période. Nous observons une baisse globale de 82%.